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La bonne affaire est dans le sac ?en vacoas ou en tissu

1 août 2006, 20:00

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Jayranee Gooliram est tout sourire. La vente de ses sacs en vacoas est en hausse depuis le 1er juillet, date à laquelle le sac plastique est devenu payant.

?Auparavant je vendais une ou deux ?tentes? par jour. Maintenant, le nombre est passé à cinq ou six?, explique cette habitante de Brisée-Verdière, dans son magasin de sacs. Agée de 44 ans, cette mère de six enfants est dans le domaine depuis une quarantaine d?années. Elle songe déjà à donner un nom à son magasin car son commerce devient florissant.

Outre la vente des sacs en vacoas aux individus, elle reçoit aussi des commandes des boutiques et des hôtels du coin. Jayranee fabrique des tentes de tout genre, traditionnels et modernes. Le prix varie de Rs 50 à Rs 150. Jayranee Gooliram dispose d?un terrain situé à l?arrière-cour de sa maison où elle cultive des vacoas. Là, elle coupe les feuilles en forme d?éventail pour ensuite les sécher au soleil avant de les stocker sous la varangue.

Selven Selamuthu, vendeur de sacs en vacoas au marché de Rose-Hill, en vend également en tissu. Pour attirer les clients, il n?hésite pas à baisser les prix.

Ce nouveau créneau commence aussi à être convoité par des petites entreprises, souvent avec les moyens du bord. Bon nombre d?entrepreneuses fabriquent des sacs en denim à domicile et livrent ensuite leurs produits dans les boutiques et les marchés. Ce regain d?intérêt pour les sacs en jean intéresse Davilla Friquin, entrepreneuse à Montagne-Blanche.

Regain d?intérêt constaté

?J?avais cessé de fabriquer des sacs en jean depuis quelque temps. Maintenant je constate un regain d?intérêt pour ce produit depuis que le sac plastique est devenu payant?, affirme-t-elle. Davilla Friquin qui opère sa petite entreprise à domicile avec sept autres femmes, envisage de contracter un emprunt auprès de la Development Bank of Mauritius (DBM) pour relancer ce produit. La Small Enterprises & Handicraft Development Authority (SEHDA) suit de près la situation. La caravane de l?entrepreneuriat sillonne l?île actuellement pour conseiller les petits entrepreneurs.

Selon Vijay Ramgoolam, directeur de la SEHDA, il y a en ce moment un ?timide intérêt? de la part des entrepreneurs pour proposer une alternative au sac plastique. ?Il est intéressant de noter que nous avons reçu ici deux entrepreneurs qui sont venus nous demander des conseils pour fabriquer des sacs en papier pour être livrés à des supermarchés.?

Il demande aux entrepreneurs qui ont besoin de conseils de prendre contact avec la SEHDA. Les procédures pour l?obtention d?un permis et un emprunt ont été assouplies avec le budget 2006-2007, affirme Vijay Ramgoolam. Il déclare que la SEHDA s?est aussi lancée dans une campagne incitant les petites et moyennes entreprises à sous-contracter leurs produits, cela afin de créer de l?emploi.

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