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Légendaire Roberto Heras
Roberto Heras a pris une place particulière dans l’histoire du cyclisme, dimanche, remportant pour la quatrième fois le Tour d’Espagne, un record sans précédent.
Le petit coureur de Bejar, âgé de 31 ans, avait déjà été sacré en 2000, 2003 et 2004 sur les routes de son pays et, à Madrid, il a démontré un peu plus que la Vuelta était devenue sa course de prédilection.
Excellent grimpeur, Heras a bâti ce quatrième succès lors d’une terrible étape de montagne conclue au sommet Pajares où il s’imposait en costaud.
Ce jour-là, le leader de l’équipe Liberty Seguros, parfaitement secondé par ses équipiers, avait eu raison de tous ses rivaux.
“Pajares est certainement la plus belle étape de ma vie. Celle qui compte le plus dans tous les autres tours d’Espagne que j’ai pu courir”, a reconnu Heras. Lors de cette 15e étape mémorable, il creusait un écart qui lui assura presque indubitablement la victoire finale.
Le Russe Denis Menchov opposait une résistance héroïque avant de sombrer : au final il termine deuxième à quatre minutes et 36 secondes.
Un autre Espagnol, Carlos Sastre, de la très ambitieuse équipe CSC, complète le podium avec un déficit de quatre minutes 54.
“Le Tour d’Espagne est la course qui m’a le plus donné mais cela ne veut pas dire je n’ai pas l’ambition de gagner ailleurs également”, a commenté Heras. “Je ne peux pas dire exactement quelle importance a cette quatrième victoire. C’est aux autres de dire quelle est son importance. Moi, j’ai fait mon boulot du mieux que j’ai pu”, a-t-il ajouté.
Un cinquième ?</B>
Il le fit d’autant mieux qu’il se fit violence pour bien figurer dans l’ultime contre-la-montre individuel remporté samedi par son compatriote Ruben Plaza.
À une moyenne supérieure à 56 km/h, Heras terminait deuxième dans la même seconde que Plaza et scellait définitivement son triomphe.
Si Heras, ancien lieutenant de Lance Armstrong, lorgne de l’autre côté des Pyrénées, il sait pourtant qu’il n’a jamais vraiment réussi dans le Tour de France.
La Liberty Seguros se satisfait de ses résultats en Espagne et songe déjà à une cinquième victoire qui assoirait encore plus sa notoriété.
“Je voudrais que Roberto s’aligne dans le Tour d’Italie en mai puis qu’il participe soit au Tour de France soit au Tour d’Espagne”, a commenté son manager, Manolo Saiz.
La dernière étape a été remportée par l’inévitable Italien Alessandro Petacchi, auteur d’un cinquième succès sur cette seule Vuelta. Le coureur transalpin a devancé les Allemands Erik Zabel et Heinrich Haussler respectivement deuxième et troisième.
“Comme beaucoup d’autres coureurs, j’étais venu ici avec l’idée de devoir abandonner assez rapidement. Mais j’ai décidé d’aller jusqu’à Madrid et cette victoire est ma récompense”, a commenté Petacchi, vainqueur du classement par points.
L’Espagnol Joaquin Rodriguez a été sacré meilleur grimpeur de l’épreuve.
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