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Kriké Kraké

19 mars 2004, 20:00

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L?association réunionnaise Kriké Kraké est invitée par les poètes des Plumitifs Associés, dans le cadre de la Journée mondiale de la Poésie, qui a lieu demain. Vers et prose n?ont aucun secret pour les membres de cette association : Axel Gauvin, écrivain, Bernard Payet, poète et deux enseignantes Sophie Hoareau et Nicole Bigot. Leur présence est également signe d?une amitié toujours forte entre les deux îles.

«Je les découvre à peine mais je relève déjà leur différence». Quatre membres qui sont là pour valser sur des mots, pour réveiller des poètes tels que Edouard Maunick ou Robert Edward Hart. Pour comprendre pourquoi Axel Gauvin, Bernard Payet, Sophie Hoareau et Nicole Bigot sont à Maurice, il faut, pour cela, replonger dans le fabuleux début de Kriké Kraké?

Naissance en avril 2002, l?association culturelle va à la chasse ? traquer les artistes injustement oubliés. Leur objectif ? Promouvoir la littérature réunionnaise et les arts en général, fédérer les artistes

réunionnais et provoquer au maximum, des rencontres culturelles. Ils organisent régulièrement des séances d?échanges, les «kozman», entre peintres, écrivains et musiciens. Le succès aidant, les échanges se font désormais entre Maurice et la

Réunion. En octobre 2003, au cours de la Semaine Créole, les Kriké Kraké invitent Shenaz Patel, Issa Asgarally et d?autres Mauriciens. Sublime jumelage d?îles.

«C?est une histoire d?amitié entre Maurice et la Réunion. C?est magnifique de voir ces jeunes Mauriciens déclamer leurs vers dans leur langue maternelle. Kriké Kraké est justement là pour sortir un livre, une peinture, un chanteur de l?ombre ! Voilà aussi la raison pour laquelle nous travaillons dans des établissements scolaires», confie Sophie Hoareau, enseignante dans un lycée à Saint-Pierre, Réunion. Selon elle, il ne faut pas attendre de «pêcher» des poètes quand ils sont adultes, mais les attirer dans les filets des vers et des proses dès qu?ils éclosent dans le monde.

Nicole Bigot, professeur de langue et culture réunionnaises, est une farouche défenderesse de la langue créole !

  1. C?est le nombre d?élèves qui étudient la langue créole à la Réunion. C?est d?ailleurs pour cette raison que Nicole Bigot se mêle à Kriké Kraké. Plonger au coeur de la langue créole réunionnaise, les Kriké Kraké c?est aussi, Bernard Payet qui clame, «en regardant la mer, en devient son amant», ou même Axel Gauvin qui revient sur les émeutes du Chaudron, dans les années 90 à la Réunion.

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