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King, messie malgré lui
Un tube ? Sacrilège. Ce n?est pas du tout ce que voulait faire King. Au départ, lui, le ?simple témoin de la parole? voulait juste s?amuser un peu. Chanteur de gospel qui a délaissé ses activités de plombier pour faire l?artiste à plein temps, il voulait juste essayer.
?Quand on est objectif, on se rend compte que le reggae est associé à la culture des masses alors que la transe, la musique électronique porte l?étiquette de la haute.? Quand on s?inspire des évangiles pour ses textes, que l?on a à son actif cinq albums et deux VDC, on cherche à transcender de pareils clivages. à plus forte raison si l?on est aussi à la tête d?une société de production baptisée Louanges des îles.
Attablé devant son ordinateur, King se met alors en tête de mélanger reggae et musique programmée. C?était il y a de cela un an et demi. Résultat : Let me fly, devenu un tube notamment grâce à la programmation assidue des stations de radios.
Faites le test. De prime abord, les premières notes de Let me fly n?ont rien à voir avec les clichés du gospel américain par exemple. Rythme entraînant, synthétiseurs, voix métallique, tout y est pour accrocher et faire danser. Si le texte parle de la grandeur de Dieu, du besoin de sa présence au quotidien, ce n?est pas dans les discothèques que les danseurs s?attardent au message. La moue un peu grimaçante, King, lui, se dit, ?déçu. Je ne pensais pas que Let me fly irait jusque-là. On a perdu de vue le message au profit du rythme, de tout ce qui est commercial.?
Dépité d?être entrer dans le mainstream, King préfère rester en retrait. ?Pour ne pas oublier la raison de faire ce que je fais. Je chante avec mon c?ur, avec mes croyances, je ne chante pas pour arriver, pour percer. Je veux conserver mes convictions.?
Salutaire remise en perspective qui ne l?empêche pas de prévoir un concert le dimanche 4 septembre à 15 heures au centre de conférences Swami Vivekananda à Pailles. Avec lui sur scène : une chorale de 250 personnes et une invitée : la Réunionnaise Audrey Dardenne. Les billets, Rs 250 les places assises, Rs 200 debout et Rs 100 pour les enfants, sont disponibles dans les librairies chrétiennes.
?Pour la première fois, je ferai de la musique électronique sur scène avec mon groupe.? En clair : les amateurs retrouveront Let me fly durant ce concert marathon qui durera en moyenne trois heures.
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