Publicité
Khal Torabully choisit les poètes de la négritude
Par
Partager cet article
Khal Torabully choisit les poètes de la négritude
L?ouverture à l?autre, chère aux ?uvres de Khal Torabully, le force presque à choisir les poètes de la négritude : Edouard Glissant et Rafaël Confiant. La poétique de la relation d?Edouard Glissant et La panse du chacal, de Rafaël Confiant, l?accompagnent toujours dans ses exercices de créations et ses pérégrinations en Afrique et ailleurs. «Je trouve qu?Edouard Glissant est très contemporain dans la relation qu?il établit avec le monde, les cultures et les civilisations. Confiant, parce qu?il y a une connexion entre nos recherches et nos imaginaires. Il a une façon d?écrire que je trouve très enjouée, voire comique, il emploie des formules qui font mouche. »
Mes Afriques, mes Ivoires : Khal Torabully fait corps avec la Côte d?Ivoire. Que peut la poésie en ces temps de détresse ? Khal Torabully poursuit sa réflexion et sa compréhension du monde, en publiant aux Editions l?Harmattan, Mes Afriques, mes ivoires, un recueil de poésie qui fait écho à la guerre civile qui a déchiré la Côte d?Ivoire. Ce recueil est préfacé par Tanella Bony, poétesse.
Quand la Côte d?Ivoire sombre dans le chaos, quand l?avenir du pays est livré au pouvoir des armes et de la terreur, la voix du poète s?élève. Elle dit aujourd?hui une colère juste face à la violence qui accule un peuple. Elle résonne plus fort que les cris de guerre. Comprendre, c?est peut-être mieux qu?aimer. Khal Torabully cherche donc à comprendre le lien entre ceux qui tombent sous les balles assassines et leurs familles, écrasées «sous le poids de l?innommable. »
Ce recueil, le quatorzième que signe le poète, après Chair Corail, fragment coolies, est un condensé de sensations, que le pays en guerre, a inspiré. Le long poème de Khal Torabully se divise en trois parties : La passerelle d?Abidjan, Indes-Afriques et Mon pays est de tous les visages. Le poète sent naître le désir de l?engagement social et parle à ses «frères disparus» et dénonce «les silences coupables.» Ses poèmes ancrés dans la réalité de cette terre d?Afrique dont il se sent si proche, revendiquent la paix. «Je suis d?ici et d?ailleurs. Mon pays est de tous les visages,» écrit-il.
Publicité
Publicité
Les plus récents