Publicité
Kaviraj Bissessur, le nouveau challenger
Par
Partager cet article
Kaviraj Bissessur, le nouveau challenger
S?il est vrai que la finale du National Snooker Open, le tournoi le plus prestigieux du calendrier, a opposé cette année deux vieux de la vieille, Saleem Moosa et son éternel challenger, Ismaël Teeluck, il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître que le vent du renouveau souffle sur cette discipline.
Et ce renouveau a forcément un nom : Kaviraj Bissessur. A bien des égards, ce dernier a été la bonne surprise de 2003. Joueur talentueux, étonnamment lucide et adroit, on savait bien qu?il finirait, un jour ou l?autre, par apprivoiser le grand rectangle vert. Mais de là à prédire qu?il gagnerait, dès cette saison, deux tournois majeurs, il y a un pas qu?une majorité d?observateurs n?aurait pas osé franchir.
Prochain objectif : être n° 1 national
Bissessur, lui, l?a fait, ce qui lui a du reste valu de passer de la sixième à la deuxième place au classement national en l?espace de quelques mois.
Tout commença en avril quand il s?adjugea, à la surprise générale, la President?s Cup. Opposé au champion de Maurice, Saleem Moosa, en finale, il ne commit point d?erreur pour s?imposer en six cadres (4-2).
Dans la foulée, il inscrivit son nom au palmarès du Port-Louis Gymkhana Open au terme d?une finale qu?il maîtrisa de manière remarquable face à Khalil Hossen (4-1). En prélude, il avait éliminé trois têtes de série : Ishtiak Hajee-Adam en huitième (4-0), Ismaël Teeluck en quart (4-3) et finalement Saleem Moosa (4-3) en demi.
Bissessur n?est pas passé loin du triplé cette saison. Opposé une nouvelle fois à Moosa en finale du Honda-McKay Open, il partit sur les chapeaux de roues pour mener 2-0. Mais las d?être piégé par son fougueux adversaire, Moosa fit cette fois parler l?expérience pour revenir de l?arrière et s?imposer en sept cadres (4-3).
Qu?est-ce qui fait donc courir Kaviraj Bissessur ? « Ma passion du snooker, certes, mais aussi mon envie de bien faire », répond-il.
Son prochain objectif est d?être n° 1 national. Et le moins que l?on puisse dire c?est que Bissessur se donne les moyens d?atteindre son but. « Etre le numéro un, c?est une décision que j?ai prise. Et je travaille pour ça », dit celui qui s?entraîne à raison de 25 heures par semaine. « C?est vraiment très difficile. Mais seul le travail porte ses fruits. Etre numéro un national, ce sera un aboutissement, une récompense. »
Saleem Moosa est prévenu. 2004 pourrait lui être fatale.
Publicité
Publicité
Les plus récents