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En six mois

L’ADSU confirme Rs 1,9 milliard de drogues saisies et 1 156 arrestations

30 juin 2026, 14:00

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L’ADSU confirme Rs 1,9 milliard de drogues saisies et 1 156 arrestations

■ L’assistant surintendant Roland Dabeesing et la sergente Nandu-Daby face à la presse, hier.

En six mois, l’Anti-Drug and Smuggling Unit a saisi des drogues pour une valeur totale de Rs 1,9 milliard. Cela a concerné 1232 affaires et 1 156 personnes ont été arrêtées. À l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite de drogues, célébrée le 26 juin, l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) a dressé un bilan de ses opérations menées entre janvier et le mois de juin.

Face à la presse, l’assistant surintendant de police (ASP) Roland Dabeesing, en charge de l’ADSU du port, a souligné que ces résultats s’inscrivent dans le cadre du plan stratégique de la police dont l’un des principaux piliers demeure la lutte contre le trafic des stupéfiants. «La presse est un partenaire privilégié dans ce combat. La lutte contre la drogue n’est pas uniquement la responsabilité de l’ADSU, mais celle de toute la force policière et de la société dans son ensemble», a-t-il déclaré.

Le haut gradé a insisté sur le caractère collectif des opérations menées sur le terrain. Selon lui, les saisies réalisées cette année sont le fruit d’une collaboration étroite entre l’ADSU, la National Coast Guard, les unités Marine Commandos, le Helicopter Squadron, le Groupement d’intervention de la police mauricienne, la Special Supporting Unit, la Special Mobile Force ainsi que d’autres services de sécurité.

«Entre le 1er janvier et le 20 juin, nous avons saisi des drogues d’une valeur estimée à Rs 1,9 milliard. Nous avons enregistré 1 232 cas et procédé à l’arrestation de 1 156 personnes, comprenant des consommateurs, des revendeurs et des trafiquants», a précisé Roland Dabeesing.

Le responsable de l’ADSU du port a également évoqué l’approche adoptée envers les consommateurs de drogue. Grâce au Drug Users Administrative Panel, les usagers peuvent choisir de suivre un programme de traitement et de réhabilitation plutôt que de faire immédiatement l’objet de poursuites pénales. «Nous opérons de manière humaine. La toxicomanie est souvent davantage une pathologie qu’un crime. Notre objectif est d’aider ceux qui souhaitent sortir de la dépendance, tout en poursuivant sans relâche les trafiquants», a-t-il expliqué.

L’ASP Dabeesing a aussi rendu hommage aux policiers engagés dans cette guerre contre la drogue, rappelant les nombreux sacrifices consentis par les membres des forces de l’ordre au cours des opérations. «Derrière chaque arrestation, il y a des semaines de surveillance, de filature et de collecte de renseignements. Plusieurs policiers ont été blessés dans l’exercice de leurs fonctions. Notre message est clair : l’ADSU arrête les trafiquants, mais ne cherche pas à détruire des vies», a-t-il affirmé.

L’année 2026 est également marquée par une évolution préoccupante du profil des personnes impliquées dans le trafic. Les autorités constatent une féminisation et un rajeunissement du phénomène. Pas moins de 47 femmes et 16 jeunes ont été arrêtés pour des délits liés au commerce de la drogue.

Sur le plan régional, Maurice a renforcé sa coopération avec plusieurs pays de l’océan Indien, notamment La Réunion, Madagascar, les Seychelles et le Sri Lanka. Plusieurs opérations conjointes ont été menées dans le cadre du Colombo Security Conclave et d’autres mécanismes de coopération internationale.

Parallèlement aux opérations de répression, l’ADSU Education Cell poursuit son travail de prévention. La sergente Nandu-Daby, responsable des campagnes de sensibilisation, a indiqué que plus de 10 600 personnes ont été touchées depuis le début de l’année à travers des interventions dans les écoles, les centres sociaux, les lieux de travail, les centres de jeunesse et les organisations religieuses. «Notre priorité est d’agir avant que les jeunes ne tombent dans le piège de la drogue. Nous multiplions les campagnes de sensibilisation à travers l’île et nous recevons de nombreuses demandes, notamment de la part des établissements scolaires», a-t-elle expliqué.

Pour l’ADSU, la prévention demeure un complément indispensable à la répression. «Agir avant est tout aussi important qu’intervenir après. La lutte contre la drogue ne se limite pas aux arrestations. Elle passe aussi par l’éducation, la sensibilisation et l’accompagnement des jeunes», a conclu la sergente Nandu-Daby.

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