Publicité

Mondial-2026

Supporters : Ces Mauriciens qui vivent leurs rêves depuis les tribunes

30 juin 2026, 15:50

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Supporters : Ces Mauriciens qui vivent leurs rêves depuis les tribunes

Keven Jayen Kishnasamy est un homme heureux. Après avoir vu son club de coeur, le PSG, réalisé le «Back2Back» en Ligue des champions, au stade, en mai, il vient d’assister à un match de Coupe du monde de l’équipe de France et a pu vibrer avec les Bleus en tribune, lors de leur victoire 4-1 contre la Norvège, vendredi, à Boston (EtatsUnis). Comme lui, quelques veinards mauriciens profitent de cette chance d’assister au Mondial 2026 en Amérique du nord même si ça coûte très cher.

«Je suis un supporter de l’équipe de France et j’essaie d’aller les voir en action à la Coupe du monde», déclare Jayen Kishnasamy, qui a assisté au 3e match des Bleus du tournoi avec un cousin venu d’Ottawa, au Canada, avec ses deux fils pour vivre ce moment en famille. Tout ce petit monde a assisté à un deuxième match de Coupe du monde, la nuit dernière : Croatie-Ghana à Philadelphie.

Jayen Kishnasamy Jayen Kishnasamy et son cousin venu d’Ottawa ont vibré avec l’équipe de France, qui n’a fait qu’une bouchée d’une Norvège B vendredi à Boston.

«J’étais à France 98 évidemment, étant Parisien. Mais j’ai fait aussi le Mondial en Afrique du Sud en 2010 et au Brésil en 2014. Pour le Mondial aux ‘States’ j’ai eu la chance d’avoir deux tickets de match. Impossible de rater ce déplacement !», s’enthousiasme Jayen, qui a déménagé l’année dernière pour rejoindre sa petite amie à Dublin (Irlande) mais n’en démord pas pour autant de sa passion débordante pour le football. «Grand match des Bleus qui tiennent leur rang de favori et triplé du Ballon d’Or Ousmane Dembélé à la clé. Soirée parfaite !»

Deux matches à Toronto pour Ruben Pavaday

Businessman mauricien dont la passion pour le Liverpool FC est connue chez nous, Ruben Pavaday a quitté Surrey, en Angleterre, pour venir humer l’ambiance de la Coupe du monde, lui aussi, au Canada, où il a quelques amis. «J’ai toujours rêvé d’assister à un match de Coupe du monde, c’est désormais une réalité ! J’ai bien aimé l’ambiance et l’accueil de mes amis Ramesh et Samseer. J’ai mis un maillot du Canada comme c’est l’un des pays organisateurs mais je supporte l’Allemagne de Florian Wirtz, le meneur de jeu allemand de Liverpool», indique celui qui a assisté à Croatie-Panama mercredi et Sénégal-Irak hier matin à Toronto. Il a payé cher pour les billets, reconnaît-il, mais ajoute que le jeu en valait la chandelle.

Ruben Pavaday Ruben Pavaday, jamais sans son tricolore, même à Toronto.

Est-ce que ce sera pareil pour le Belge Olivier Smets ? Supporter de la Belgique, il suit son équipe partout dans le monde depuis de nombreuses années et n’hésite jamais à mettre la main à la poche quand il le faut. Ami de l’île Maurice, où il vient régulièrement en vacances, il a même porté un maillot du Club M hier matin, lors du match Belgique vs Nouvelle-Zélande (5-1, à Vancouver), en guise de clin d’oeil à l’émission «Lékip Mondial» – où il intervient régulièrement pour raconter ses péripéties à la Coupe du monde.

Bénéficiant du forfait «Follow your team», proposé à tous les supporters fidèles des équipes du Mondial qui paient d’avance pour tous les matches de leur équipe jusqu’à la finale (et se font rembourser si cette dernière ne s’y qualifie pas), Olivier Smets ne paie que 60 euros la place (Rs 3 000), alors qu’un billet de match normal du Mondial coûte au minimum 10 fois plus.

«J’espère que ça me coûtera un maximum !»

Cela dit, notre ami belge a trouvé une astuce pour diminuer ses coûts pour assister aux matches de son équipe au Mondial, en alternant des aller-retour Charleroi (Belgique) – Seattle (Etats-Unis) à chaque match. «Cela me revient à 1 000 euros par match (Rs 50 000), mais si j’étais resté pendant toute la Coupe du monde sur place, avec les frais d’hôtel, cela m’aurait coûté beaucoup plus cher», détaille-t-il.

Olivier Smets Le belge Olivier Smets fait un coucou aux Mauriciens en portant un maillot du Club M à Vancouver.

Cependant, Olivier Smets n’est pas du genre «Gripsou» lorsqu’il s’agit de supporter son équipe, appliquant la fameuse expression : quand on aime on ne compte pas ! «Moi, je dis toujours à chaque Coupe du monde : j’espère que ça me coûtera un maximum ! Parce que ça voudra dire que mes Red Devils sont allés très loin…», déclare celui dont les deux filles ont décidé de ne pas l’accompagner, pour une fois, n’étant pas très contentes de la politique du président Donald Trump.

Vu de Maurice, on ne se bouscule pas vraiment pour aller dépenser une fortune au pays de l’Oncle Sam. Muzzammil Gurreebun, qui était parti voir le Mondial Qatar 2022, déconseille de faire le saut : «Cela coûte extrêmement cher d’y aller au départ de Maurice. En plus, qui vous dit qu’on ne va pas vous bloquer à la douane et vous interdire de territoire une fois arrivé là-bas ?»

Publicité