Publicité
Pouvoir d’achat et services
L’ACIM interpelle le gouvernement sur les carburants, les pertes d’eau et «TF1»
Par
Partager cet article
Pouvoir d’achat et services
L’ACIM interpelle le gouvernement sur les carburants, les pertes d’eau et «TF1»
L’ACIM réclame davantage de transparence.
Le secrétaire général de l’Association des Consommateurs de l'Ile Maurice (ACIM), Jayen Chellum, a mis sur la table plusieurs sujets qui touchent directement le quotidien des Mauriciens. Il a abordé la question des produits pétroliers, le projet de désalinisation de l’eau ainsi que le dossier lié à TF1. À travers ces différents thèmes, l’ACIM entend attirer l’attention sur les préoccupations des consommateurs et appeler à davantage de transparence et de considération pour leurs intérêts.
Jayen Chellum tire la sonnette d’alarme sur l’impact de la hausse des prix des carburants sur le coût de la vie. La dernière augmentation du prix de l’essence et du diesel était intervenue le 25 mars 2026 : le prix de l’essence était alors passé à 58,45 roupies le litre et celui du diesel à 64,80 roupies le litre. Le 16 avril, l’essence était ensuite passée à 64,25 roupies le litre et le diesel à 71,25 roupies le litre. L’association souligne les répercussions de ces dernières augmentations sur le prix de l’électricité, les transports, les produits de consommation et, plus largement, sur l’inflation. Jayen Chellum dénonce également le poids des taxes et prélèvements qui, selon lui, contribuent fortement au prix à la pompe.
Il estime que les tensions géopolitiques actuelles pourraient continuer à exercer une pression sur les prix mondiaux du pétrole. L’association cite notamment les conflits au Moyen-Orient, les tensions autour du détroit d’Ormuz ainsi que la guerre entre la Russie et l’Ukraine, autant de facteurs susceptibles de perturber l’approvisionnement et d’influencer les cours internationaux. Elle s’interroge également sur le poids des taxes et autres prélèvements qui composent le prix de l’essence et du diesel à la pompe. Selon l’association, les prix locaux ne suivent pas toujours suffisamment les mouvements du marché international, particulièrement lorsque les cours repartent à la baisse.
Le secrétaire général appelle ainsi le gouvernement à adopter une position claire et à revoir sa politique fiscale sur les carburants, alors que le coût de la vie demeure une préoccupation majeure. Il demande au Premier ministre de tenir compte des conséquences d’une éventuelle hausse sur l’ensemble de la population, mais surtout sur les ménages à faibles revenus et la classe moyenne. Pour l’association, toute augmentation du prix des carburants risque d’avoir un effet domino sur les transports, l’électricité, les produits de consommation et, plus largement, sur l’inflation.
Jayen Chellum estime que le pays fait face à un problème structurel qui perdure depuis des années. L’association met particulièrement l’accent sur les importantes pertes enregistrées dans le réseau de distribution, estimant qu’environ 60 % de l’eau potable produite se perdent à travers des tuyaux vétustes ou défectueux. Pour l’ACIM, la priorité devrait donc être donnée au remplacement des infrastructures et à une meilleure détection des fuites avant de se tourner vers de nouvelles solutions coûteuses, comme le dessalement.
L’association reconnaît la nécessité d’investissements importants dans le secteur, mais demande davantage de transparence sur leur utilisation et leurs résultats. Jayen Chellum souhaite notamment la publication régulière de l’Annual Water Infrastructure Performance Report, détaillant les kilomètres de conduites remplacés, les réparations effectuées, les volumes d’eau économisés et l’efficacité des projets engagés. Pour l’association, réduire les pertes du réseau doit rester une priorité avant d’alourdir davantage la facture des ménages.
Jayen Chellum dénonce la suppression de chaînes et de programmes de TF1 proposés aux consommateurs mauriciens, dans le contexte de négociations entre les opérateurs et TF1 en France. L’association estime que les abonnés ne devraient pas subir les conséquences de différends commerciaux sans explications ni compensation. Elle réclame davantage de transparence de la part des opérateurs ainsi qu’une intervention plus efficace des autorités régulatrices, notamment de l’Information and Communication Technologies Authority (ICTA) et de l’Independent Broadcasting Authority (IBA).
L’ACIM critique également le délai de réponse des instances concernées aux plaintes des consommateurs. Jayen Chellum appelle enfin les abonnés à faire entendre leur voix et à défendre leurs droits face à ces changements de services.
Publicité
Publicité
Les plus récents