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Jean Paul Agathe peint «l?identité»

8 octobre 2008, 00:00

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Jean Paul Agathe peint «l?identité»

Les peintures de Jean Sténio Agathe montrent une fin de journée ou une aurore, brumeuses et mystérieuses à souhait. L?artiste de 27 ans a exposé par la cinquième fois en solo depuis deux semaines à l?Antenne de l?Alliance française à Pointe-Canon. L?expo a pris fin samedi. Ses oeuvres, une vingtaine, sont en majorité axées sur la femme. «J?aime la femme tout simplement. Elle représente beaucoup de choses pour moi: la sécurité, l?attirance et la grâce».

Identité. C?est le thème qu?il a choisi pour son expo. «Tout le monde en a une. Certains parmi nous ne sont pas touchés par les fléaux sociaux. Aussi j?ai voulu démontrer à ceux qui ne se croient pas responsables des fléaux, qu?en vérité nous avons tous une part de responsabilité dans notre société».

L?artiste a pris le soin de traduire chaque tableau. Ceux-ci montrent des scènes typiques : Le moulin, Sous les filaos, La bêche, séga tambour? et d?autres.

Lors de son discours le jour du vernissage, il choisira l?originalité. Il fait cela en slam. Un talent qu?il compte bien exploiter car avec d?autres amis, il a fondé une association qui va être enregistrée incessamment.

Son fameux coup de pinceau, l?artiste a découvert le parti qu?il pouvait en tirer dès l?école primaire. Au collège il choisit d?étudier l?art. Depuis il a participé à cinq expositions locales et nationales. En 2005, il avait présenté Les charmes exotiques. Il a exposé en solo encore. Les deux années suivantes, il s?est joint à l?Association des artistes de l?île Rodrigues pour Les couleurs de mai.

Originaire de Roseau, l?artiste s?est inspiré de son entourage et de ce qu?il voit chaque jour pour mettre ses observations en images. Certains de ses tableaux dégagent une certaine amertume. «C?est à travers ceux-ci que je me défoule contre l?hypocrisie qui perdure dans notre quotidien. Je peux ainsi traduire mes déceptions». La lumière diffuse dans certains tableaux démontre «la confusion qui existe dans la tête d?une personne et dans la société». Pour son expo, Jean-Paul travaillé sur deux tableaux par jour pendant deux mois. «Dès quej?avais une inspiration, je la transcrivais pour qu?elle ne m?échappe pas».

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