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Jean Claude de l?Estrac, mille combats de vérité

27 novembre 2005, 20:00

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Façonné par les mythes et les préjugés, l?être Mauricien, c?est être hanté par mille questions. Jongler avec sa part d?ivraie. Jean Claude de l?Estrac refuse l?à peu près. Son objectif : gagner le combat de la vérité historique.

Mauriciens Enfants de Mille Combats, deuxième tome de sa trilogie, est attendu en librairie au début de décembre. L?ouvrage est préfacé par le Dr Vijayalaskmi Teeluck, responsable du département d?Histoire à l?université de Maurice et présidente du conseil d?administration de l?Aapravasi Ghat Trust Fund.

Choix qui s?impose de lui-même quand on sait que l?ouvrage est centré sur la progression phénoménale de l?Indien engagé. ?Resté dans la mémoire comme un miséreux, l?a-t-il vraiment été ? Qui ont soutenu ces travailleurs de la première heure à l?heure du réveil politique ??, nous renseigne la présentation de l?ouvrage.

Pour traquer les solutions, Jean Claude de l?Estrac nous ramène en 1810. Point de départ pour réellement comprendre ?Comment les Anglais ont été accueillis par cette île de France et de servilité à qui ils apportaient la fin de l?esclavage.?

C?est avec un ?souci journalistique?, dont les bases sont solidement ancrées dans une documentation riche et impressionnante, que l?auteur remet en question les versions généralement admises. Une lutte de tous les instants, de toutes les vigilances, pour démontrer que ce ?que les nombreux récits de cette période de l?histoire mauricienne en ont dit n?est pas toujours ce qui est?.

Autant de réponses qui arrivent un an après la sortie de Mauriciens Enfants de Mille Races, à ranger désormais parmi les best-sellers. Une histoire avant tout humaine, car l?ouvrage est né de la frustration d?un père qui soucieux de donner à son fils, l?image la plus nette possible de la société plurielle dans laquelle ils évoluent, n?a pas trouvé de livre répondant à ses exigences. Ce père a donc entrepris d?écrire lui-même le manuel requis. Démarche de longue haleine qui a nécessité 18 ans de labeur à l?auteur.

Un premier tome qui nous a habitués à un regard lucide sur nos origines communes. Une exploration aiguillée par la logique implacable des faits. Ainsi qu?Edouard Maunick le soulignait dans la préface du premier tome, Jean Claude de l?Estrac n?est pas neutre. Il ?en dit assez, en y mettant la manière, je dirais insulaire, pour que nul ne soit tenté de prendre les zenfants bondié pour des (?) sauvages.?

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