Publicité

?Je refuse de partir de la sorte?

14 février 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Destitué comme président de la Fédération mauricienne de natation (FMN), Richard Meeterjoye refuse de partir et insiste pour que la Fédération internationale de natation amateur (FINA) sanctionne le nouveau comité. Après le nouveau président George Etiennette hier, nous lui donnons la parole aujourd?hui.

● <B>Richard Meeterjoye vous avez demandé à la FINA de sanctionner la Fédération mauricienne de natation après que la majorité des membres a voté votre destitution comme président. Expliquez-nous votre démarche?</B>

? J?ai fait cela par rapport à ce qui s?est passé. Même si je suis coupable de quoi que ce soit, on aurait dû me donner la chance de me défendre devant un tribunal indépendant. J?avais d?ailleurs averti les huit membres qui ont entrepris l?action de me destituer qu?ils ne pouvaient être juges et partie à la fois. Ma soi-disant destitution a été votée lors d?une réunion exécutive vendredi et non lors d?une assemblée générale. Selon la loi, c?était à la vice-présidente d?assumer automatiquement la présidence après ma destitution et c?était à elle de convoquer l?Assemblée générale. Les procédures n?ont pas été respectées et c?est pourquoi je dis que la démarche est illégale.

On m?accuse de malversations. Je répète que je suis disposé à déposer devant un tribunal indépendant. D?avril 2004 à vendredi, George Etiennette, qu?on a nommé à la présidence, était le trésorier de la Fédération. D?avril à octobre de l?année dernière, il signait les chèques pour l?allocation de la secrétaire administrative. Et tout d?un coup, on me reproche, à moi seul, d?être le responsable d?une situation dont tout le monde était au courant. La secrétaire administrative ne travaille pas pour moi, mais pour la Fédération. Où est l?engagement des autres membres de la fédération ?

● <B> Mais votre démarche auprès de la FINA peut avoir des répercussions graves, surtout pour les nageurs?</B>

? Je suis disposé à soumettre ma démission, mais je refuse de partir de la sorte. Savez-vous que le dernier exercice pour l?octroi des allocations de High Level a été fait sans consulter le technicien supérieur ? Ce n?est pas normal qu?après une unique compétition, un nageur voit sa bourse passer de Rs 2 000 à Rs 6 000. Il y a des choses pas claires?

● <B> ?Vous ne répondez pas à la question. Nous sommes à la veille des Jeux du Commonwealth. Une sanction de la FINA remettrait en cause toute participation mauricienne aux compétitions à l?étranger?</B>

? Je voulais que le débat soit pris à fond. Si je suis trouvé coupable, je partirais. L?idéal est de mettre sur place un caretaker committee pour gérer la fédération en attendant les conclusions d?une enquête indépendante. Je suis d?accord qu?il ne faut pas que les nageurs soient pénalisés, mais en même temps ce n?est pas juste de pénaliser les dirigeants qui se sont donné corps et âme pour la discipline. Pour en revenir au comité de vendredi, est-ce qu?il y avait, à l?agenda, la destitution de Clency Burzoo comme secrétaire et de Francis Wai Choon comme PRO ? Pourquoi ont-ils été démis de leurs fonctions ?

● <B> Jusqu?où irez-vous dans votre combat contre la nouvelle direction ? </B>

? Je me battrai pour la justice et pour que la vérité triomphe. Il y a eu une grande mise en scène. Le tout est de savoir qui se cache derrière tout cela.

● <B> Allez-vous rester dans le giron de la natation ou prendrez-vous vos distances définitivement ? </B>

  • En 2003, j?étais loin de la fédération et le président de l?époque était venu me voir pour intégrer la direction technique. En 2004, un groupe de personnes est venu me voir pour tirer la natation de la situation dans laquelle elle se trouvait. J?ai ressenti une grande fierté le 3 février lors des Sports Awards lorsque cinq nageurs étaient nominés et deux ont été récompensés. La Fédération était en situation déficitaire d?au moins Rs 70 000. Aujourd?hui, il y a environ Rs 300 000 dans la caisse. Et on ose parler de malversations. Si j?ai fauté, c?est par négligence, mais je redis que je n?accepte pas de partir de la façon dont le comité l?a fait vendredi. De toute façon, je ne resterais pas éternellement à la fédération et ce n?était d?ailleurs pas mon but.

Propos recueillis par <B>Jean-Hugues OLIVIER</B>

Publicité