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Iqbal Ghani s?explique
Iqbal Ghani a souhaité s?expliquer. Arrêté en vertu du Prevention of Terrorism Act (PoTA), avant d?être relâché cette semaine, il a voulu exposer sa version des faits. C?est d?une voix émue qu?il a animé, hier matin, une conférence de presse à son domicile, à Port-Louis.
Il a fait comprendre qu?il n?est « pas un violent » et qu?il n?avait rien à voir avec la manifestation organisée le vendredi 13 avril. « Il n?y avait pas lieu de manifester puisqu?un accord avait déjà été trouvé concernant l?utilisation des haut-parleurs dans les mosquées. Je m?étais complètement dissocié de cet événement. D?ailleurs, j?avais quitté mon domicile pour partir chez des proches à Ph?nix », a-t-il déclaré.
Assurant qu?il est un « homme de paix », il a déclaré qu?il ne comprenait toujours pas les raisons de son arrestation et encore moins l?utilisation du PoTA à son encontre. « J?ai commis des erreurs par le passé. Mais cela fait plus de douze ans que je n?ai eu aucun problème avec la police. J?ai simplement voulu me faire entendre au sujet de l?utilisation de haut-parleurs et j?ai été emprisonné pour cela », lâche Iqbal Ghani, la voix éraillée.
« Dimoun finn abiz mo bonte »
Interrogé sur des propos ? « disan pou couler divan parleman » ? qu?il a tenus le 9 avril dernier lors d?un rassemblement à Plaine-Verte, Iqbal Ghani plaide la « confusion ». Son message, explique-t-il, aurait été mal perçu. « Ces mots n?auraient pas dû être pris à la lettre. Ce que j?entendais par là, c?est que je me sacrifierais en quelque sorte pour la cause que nous défendons. Mes paroles ont été mal perçues », nous explique-t-il, entouré de ses proches dans la maison familiale.
Et de confier qu?il s?est depuis « dissocié » des organisateurs de la manifestation. « Aster la, mo pou nek okip mo la vie korek. Dimoun finn abiz mo bonte, mo na pa pou laisse mwa tomb dan sa piez la enkor », affirme Iqbal Ghani.
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