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Intégration et assimilation
À l’heure des grands débats en France (manquant souvent de rigueur et de profondeur, hélas !) sur le regard porté sur les Indigènes, les commentaires suivants d’Olivier Barlet, critique de cinéma, ne sont pas sans intérêt :
“Si l’on accepte l’idée que les groupes culturels ont leurs propres moyens de faire évoluer leurs pratiques obsolètes, le problème n’est pas de sortir du groupe pour adopter la culture de l’autre (la société française et ses lois posées comme étant de valeur universelle) mais bien de lutter en s’affirmant comme sujet à l’intérieur de son propre groupe pour que les choses évoluent (une tradition n’étant que la résultante de modernités qui ne cessent de se remplacer). (…)
Fatou l’espoir est ainsi sans arrêt contradictoire : il appelle à ne pas isoler l’Afrique dans des clichés “le mariage forcé est dans toutes les cultures”, explique par exemple le docteur, mais il en revient sans cesse au discours de la différence : les coutumes, la magie, les comportements communautaristes fondent un fossé que seule l’émancipation individuelle peut franchir. Comme dans le cinéma colonial (par exemple les deux versions de La Maison du Maltais où l’assimilation efface la mixité), sortir de sa culture pour imiter le civilisé y est le seul salut possible.” (Olivier Barlet)
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