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Industrie sucrière : après la retraite anticipée, quelles activités ?

4 juillet 2007, 00:00

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Une maison par-ci, un terrain vague par-là, une plantation de légumes de l?autre coté. Tel est le décor au Domaine du Moulin, un morcellement où résident la majorité de ceux qui ont choisi de prendre leur retraite anticipée (Voluntary Retirement Scheme ? VRS) de l?usine de Saint-Antoine.

Raj Jhaundoo, un habitant de Cottage, s?active sur un terrain au Domaine du Moulin. Ce lopin est revenu à son oncle après 30 ans de service comme laboureur à St.-Antoine. Ayant déjà sa maison, il a décidé de ne pas y venir, mais de le confier à son neveu, qui y cultive des légumes depuis un an. Il n?est pas le seul à pratiquer cette activité. Raj Jhaundoo estime que 50 % de ceux habitant le Domaine du Moulin qui ont pris leur retraite anticipée le font aussi.

Le scénario n?est pas différent dans d?autres morcellements. Soobash, ex-employé de la société Rouillard Frères et Cie (Mon-Loisir) s?adonne au même métier. Soobash a pris sa retraite anticipée après 32 ans comme chauffeur. Il avait 47 ans. Ce risque ne lui a pas fait peur, parce qu?il pense que ce ne sera pas difficile de trouver un autre emploi. Qui plus est, son épouse et ses enfants travaillent. Il avait obtenu Rs 209 000 plus sept perches de terrain à Cap-Malheureux. Cet habitant de Petit-Raffray n?investit pas dans la construction d?une maison, mais préfère ?met kas la dan enn roulman?. C?est ainsi qu?il s?achète un camion qui servira à transporter des légumes. Car il était déjà planteur à ses heures perdues. Il vient de recevoir son permis pour travailler comme maraîcher.

<B>?Pas suffisant?

?Legim nepli ena valer. Expoz bokou, gayn tigit.? Par cela, Raj Jhaundoo veut dire que tellement de personnes font ce métier que les légumes doivent être vendus très bon marché pour être compétitifs. Ce qui ferait que les investissements sont à peine récupérés.

Quant à Maxime, il a préféré construire une maison sur ses sept perches de terre plutôt que d?investir dans la plantation. Il comptait environ 25 ans de service à St.-Antoine. L?argent reçu du VRS au départ comble de joie Maxime et sa famille : ils allaient enfin pouvoir avoir une maison, car ils habitaient auparavant dans une dépendance de l?usine.

Mais ils réalisent ensuite que l?argent n?est ?pas suffisant?, dit Geneviève, la veuve de Maxime. Il a aussi fallu contracter un prêt. Pour le rembourser, son époux a pris de l?emploi à Mon-Loisir pendant trois ans. Avant d?être veilleur de nuit jusqu?à sa mort, à 57 ans.

Devant rembourser les dettes et subvenir aux besoins de ses trois enfants, Geneviève prend un deuxième emploi. Aujourd?hui, elle continue ses deux emplois.

Réagissant aux propos de Geneviève, une de ses voisines pense qu?après le VRS, les employeurs ne devraient pas ?lav lame desuit? avec leurs ex-employés. Elle pense qu?il devrait y avoir un suivi pour voir si ces personnes arrivent à se ?débrouiller?.

CONDITIONS

<B>8 000 employés ont opté pour le VRS 1</B>

■ Le premier ?Voluntary Retirement Scheme? (VRS 1) prévoyait un mois et demi d?indemnités de licenciement par année de service pour les travailleurs hommes de plus de 55 ans et les femmes de plus de 50 ans. Les hommes ayant moins de 55 ans et les femmes de moins de 50 ans avaient droit à un mois d?indemnités. Le VRS 1 prévoyait aussi sept perches de terrain résidentiel et un soutien pour la construction d?une maison. 8 000 employés avaient opté pour le premier VRS.

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