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Ils écrivent sur?

9 septembre 2007, 00:00

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? les billets de banque

La semaine dernière, M. Rabin Bhujun a fait une brillante démonstration sur le pourquoi d?enlever les inscriptions en ta-moul et en hindi sur les billets de banque. Nous apprécions certes l?idée concernant les langues, mais cela ne nous a pas laissés insensibles à diverses analyses :

Rouge comme le flamboyant,

Bleu comme la mer,

Jaune comme le soleil,

Vert comme les champs de canne.

Devrions-nous penser à changer les couleurs de notre quadricolore, si un jour il n?y a plus de flamboyant à Maurice ?

Et avec l?avenir incertain de l?industrie sucrière au niveau mondial, si nous décidons d?en finir avec les champs de cannes, faut-il enlever le vert ou encore rajouter d?autres couleurs ?

Que pense monsieur Rabin Bhujun sur l?habillement des maires, des magistrats, des avocats, etc. ? Au lieu de rester dans l?ère shakespearienne, serait-il mieux de porter des top bretelle et des jeans ? Et dire qu?un jour le dodo risque d?être oublié.

Rajen THANDRAYEN

Un drapeau national ne change que si le pays dont il est l?étendard connaît une révolution sociale, politique, économique ou idéologique profonde, afin de refléter une nouvelle réalité. Les billets de banque muent, eux, quand même plus souvent. Ne serait-ce que pour accueillir, à intervalle régulier, des nouveaux signes de sécurité. Alors pourquoi ne pas profiter de ces changements réguliers pour procéder à une réactualisation des motifs ou des symboles, parfois déphasés, de nos billets ?

Pour ce qui est de nos juges et avocats en top bretelle et jeans, peut-être que cela n?est pas une si mauvaise idée. En effet, les justiciables fréquentant nos cours de justice pourraient se sentir plus détendus face à des interlocuteurs habillés ainsi?

? les panneaux de pub

Si le panneau de Benetton est en train de se faire critiquer, j?aimerais aussi attirer l?attention sur les panneaux d?une marque de voiture, où sont écrits des mots comme Intimidate ou dominate ? because you can.

Je pense que les deux campagnes publicitaires sont moralement inacceptables. L?une à cause de son caractère sexuel et l?autre parce qu?elle est contre le code de conduite en voiture. Chaque personne est tenue de conduire d?une maniè-re défensive, pour éviter des accidents et des collisions. Cette publicité insinue que si vous avez assez de carrosserie et de horse power autour et en dessous de vous, vous avez le droit d?intimider les autres !

Une fidèle lectrice

? l?insalubrité

[?]Parti payer une amende oubliée au tribunal de Mapou cette semaine, j?ai été frappé par l?état des toilettes. Ces lieux d?aisances, si on peut encore les appeler ainsi, sont inutilisables. Recouvertes d?immondices, ces toilettes ne font pas honneur au pays, et à une cour de justice.

Certes, on peut blâmer les responsables de l?entretien, mais les utilisateurs n?en sont pas moins coupables. Il faudrait sans doute accrocher une notice expliquant, en image comment utiliser des toilettes [?]

Un Mauricien éc?uré

? le savoir-vivre

Le savoir-vivre, comme la politesse, sert à canaliser nos instincts et permet de mieux vivre en communauté. « Si une femme se lève, tu te lèves aussi pour saluer son départ. » Mais quand Jean-Marie se lève au départ d?une dame, à laquelle il contait fleurette, la dame le cloue d?un : « Je ne t?ai pas demandé de me suivre. »

Hors toutes ambiguïtés, appliquer les règles de la courtoisie n?est pas sans ris-ques. Quand l?autobus arrive, la courtoisie veut qu?on ne se presse pas en bousculant tout le monde. La réalité veut qu?on rate l?autobus. La courtoisie veut qu?on laisse descendre et monter les vieilles personnes, les femmes enceintes et les enfants. Une heure plus tard, on attend toujours. [?]

Au bureau, on fait une pleine cafetière. La courtoisie veut qu?on serve tout le monde ; la réalité est qu?il ne nous en reste plus une goutte [?] Au supermarché, la courtoisie veut qu?on écarte notre chariot bourré pour laisser passer un client avec une simple bouteille. La réalité veut que toute personne avec un ou deux articles se mette sous nos roues. Une heure après, on frise la grossièreté en refusant notre place à un papi croulant sous sa botte de poireaux. La courtoisie à quel prix !

Prem PRAYAG

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