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Ils se marièrent?et eurent beaucoup de coups?
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Ils se marièrent?et eurent beaucoup de coups?
La veille, en l?église St Jacques, le rêve de Jean-Marc, 32 ans et de Stéphanie, 18 ans se réalisait. Ils ont invité 300 membres de leur famille et amis pour que ces derniers puissent prendre part à leur bonheur. A la fin de la soirée, épuisés mais heureux, les nouveaux mariés se sont rendus à un campement à Riambel pour deux jours de rêve. Cadeau du frère de Jean-Marc.
Mercredi matin à Riambel. Jaloux de leur intimité, les nouveaux mariés restent enfermés dans leur chambre. Jusqu?au moment où ils entendent quelqu?un frapper à la porte. Etonnés, les jeunes mariés se regardent. Il est vrai, ils attendent l?arrivée de leurs proches pour déjeuner, mais Jean-Marc et Stéphanie se disent qu?il est encore trop tôt pour que ce soit eux. Les coups se font plus insistants. Perplexes, Jean-Marc et son épouse décident d?aller voir ce qu?il en est.
Ils empruntent le corridor qui mène au salon. Une fois dans la grande salle, vide à part une table à manger, c?est le choc. Trois hommes masqués, munis d?un gourdin chacun, se ruent sur les jeunes mariés. ?Je n?ai même pas eu le temps de penser. Deux des hommes se sont mis à me tabasser alors que le troisième s?en est pris à Stéphanie. Au premier coup, elle est tombée dans une mare de sang. Vous auriez cru que le salaud allait prendre pitié, non ?? demande Jean-Marc amère. Mais non. L?homme continue de plus belle à frapper Stéphanie sans défense.
Jean-Marc par contre est en colère. ?Monn amerde?, dit-il. Et il essaye tant bien que mal de se défendre. Un contre deux, presque impossible serait-on tenté de croire. Mais c?était compter sans le courroux de Jean-Marc. Il réussit non sans peine à se saisir du gourdin d?un des hommes et se met à hurler. ?J?ai dû crier ?au voleur? au moins cinq à six fois pour qu?enfin les malfaiteurs commencent à avoir peur. Finalement, d?un commun accord, ils ont ramassé leurs sacs et ont déguerpi.? Mais ils laissent tomber un objet qui fait frissonner Jean-Marc. Un couteau.
Ce dernier ne perd pas de temps. Il alerte le voisin qui appelle un taxi. Jean-Marc a vite fait de ramasser ses affaires, de récupérer sa femme qui gît inerte sur le sol et de refermer la porte du campement. Sans regret.
Aujourd?hui, une semaine après son mariage, Jean-Marc, dix points de suture à la tête, nous regarde, ébahi. Il essaye de comprendre. Il n?y arrive pas. ?Pourquoi ? Je n?ai pas d?ennemis, ils n?ont rien volé, je ne comprends pas cette violence gratuite.? Alain, le cousin de Jean-Marc qui travaille lui aussi à la propriété sucrière d?Union St Aubin est furieux. ?Ce garçon ne ferait pas de mal à une mouche et pourtant il aurait pu y laisser la vie. Nous ne comprenons pas.?
A la rue Nelson Mandela dans le petit village paisible de Souillac, tout le monde est consterné. L?histoire d?amour de Stéphanie et Jean Marc était connue de tous. A peine sortie du collège, Stéphanie avait décidé de se marier avec son premier amour. Une union que tout le monde dans le voisinage approuvait. Et tous se sentent concernés. ?Chez nous cela ne serait jamais arrivé. Nous n?arrivons pas à comprendre la mentalité des gens de nos jours?, déplore Alain.
L?express n?a pas pu rencontrer Stéphanie. Elle dormait dans la maison de ses parents, non loin de son nouveau domicile. Ses blessures se cicatriseront même si elles sont très sévères. Elle a dû subir une opération. Mais le traumatisme subit restera à jamais gravé dans la mémoire de la jeune femme, confie son époux. ?Même moi, plus costaud, j?ai des flash-back, alors elle, imaginez??
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