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Il s?en prend à sa femme avec l?aide de sa maîtresse
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Il s?en prend à sa femme avec l?aide de sa maîtresse
Délicate situation que celle dans laquelle se trouve Fasila. Cette mère de famille se dit harcelée par la maîtresse de son mari, qui serait venue, avec ce dernier, chez elle pour l?insulter et faire du désordre. Elle a donc réclamé un Protection Order et un Occupation Order contre eux. Et la magistrate Asha Ramano-Egan, siégeant au tribunal de Pamplemousses, les a effectivement émis pour une période d?une année.
Fasila s?était déjà dit victime de violence conjugale auparavant. Elle avait ainsi obtenu, en juin 2003, et pour une période de deux ans, un Protection Order contre son mari, qui est Principal Surveyor de l?Etat. Son époux, Satrajeet, est alors allé vivre chez sa maîtresse, Keshree. Mais, explique Fasila, tous deux sont venus chez elle à plusieurs reprises pour la harceler et la menacer de la tuer.
Ainsi, le 12 décembre 2005 vers 16 heures, ils auraient débarqué chez la plaignante pour l?injurier. Elle porte plainte à la police de Baie-du-Tombeau. Ils quittent les lieux mais n?abandonnent pas pour autant puisqu?ils reviennent à 18 h 50. Les injures pleuvent de plus belle alors qu?ils se mettent aussi, une fois dans la cour, à lancer des chaises sur le balcon et à tambouriner contre la porte.
Satrajeet aurait même saisi un tuyau galvanisé avec lequel il aurait endommagé des vitres sur le lieu de prière. Fasila affirme que sa fille a été traumatisée par l?attitude de son père et de sa maîtresse. Les deux sont partis après l?intervention de la police.
Pour ce qui est de la demande d?Occupation Order, Fasila explique qu?en juillet 2003, son mari l?a contrainte à signer des documents pour donner en garantie la maison conjugale pour un emprunt de Rs 400 000. Mais en janvier 2005, elle apprend que son mari a cessé de rembourser l?emprunt et qu?il y a une balance de Rs 317 453.12 que celui-ci soutient ne pas avoir l?intention de rembourser car il veut que la maison soit saisie.
La plaignante explique, en cour, que son époux touche Rs 35 000 mensuellement et Rs 30 000 pour un emploi à temps partiel. La magistrate l?a sommé de rembourser les Rs 400 000 empruntées. Satrajeet repousse pour sa part les accusations de violence conjugale formulées par sa femme. Il soutient en cour qu?elle a l?habitude de faire des allégations contre lui.
La magistrate a toutefois jugé le témoignage de Fasila cohérent et accablant. Analysant les faits, elle estime que Fasila a été victime de harcèlement de la part des deux personnes qu?elle accuse. La maîtresse de Satrajeet est, selon elle, un témoin de complaisance venu en cour pour défendre son ?mari?. Elle a d?ailleurs fait montre de son dédain pour Fasila. Elle a ainsi été rappelée à l?ordre parce qu?elle l?appelait par son nom de jeune fille. Car la magistrate note que Fasila et Satrajeet ne sont pas encore divorcés. Elle se dit convaincue par Fasila, qui a réussi à prouver qu?elle est victime de violence domestique.
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