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Il pourra vendre de l?alcool en face de l?Arya Samaj

12 avril 2005, 00:00

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Sa boutique est son seul gagne-pain. Pour améliorer ses ventes et rembourser ses dettes, Jeeraj Cooshneeapa, boutiquier de Dagotière depuis deux ans, ne voyait d?autres moyens que d?y vendre aussi des boissons alcoolisées. Mais son voisin d?en face, le Lower Dagotière Arya Samaj, et celui d?à-côté s?y opposaient. Leur argument : la tenue d?activités religieuses qui risqueraient d?être dérangées. La magistrate Sarita Bissoonauth, siègeant au tribunal de Moka, a hier tranché en faveur du boutiquier en lui accordant le droit de réclamer ce permis.

L?objection de S.Bhonoo, président du Lower Dagotière Arya Samaj, tenait en fait que de 15 h 30 à 18 heures tous les jours, des enfants viennent y assister à des cours de hindi. En outre, des activités religieuses y sont organisées fréquemment. Tous les vendredis après-midi et les dimanches à partir de 9 heures, des prières sont dites.

C?est la raison pour laquelle l?autre plaignant, K. Kowlessur, qui opère aussi une boutique (General Retailer), a choisi de ne pas s?adonner au commerce d?alcool. S?il en était ainsi, explique-t-il, les gens auraient consommé des boissons alcoolisés sur place, occasionnant vacarme et bagarres. Et les enfants de la localité auraient été affectés en étant exposés à ce spectacle.

Mais à l?heure du contre-interrogatoire, le président de l?Arya Samaj a indiqué que celui-ci est enregistré comme une société religieuse et non comme un temple. Il n?est, en outre, enregistré ni auprès de la PSSA, ni au ministère de l?Education?.

Après analyse des faits, la magistrate a conclu : ?It is feasible to accommodate a liquor shop in the proposed licenced premises.? Les lois existantes obligent le détenteur de permis de vendre des boissons alcoolisées à des heures spécifiques et à ne pas permettre la consommation sur place. Si donc les autorités font leur travail et prennent les actions qu?il faut contre les coupables, les appréhensions exprimées par les plaignants ?will not see the day?, note la magistrate. Ces arguments de contestation, ?insuffisants pour priver le boutiquier de son gagne-pain?, ont donc été rejetés.

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