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Hepburn, une icône respectée d'Hollywood
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Hepburn, une icône respectée d'Hollywood
L'actrice Katherine Hepburn, décédée dimanche à l'âge de 96 ans, s'est forgée une image de femme de caractère d'une beauté classique qui lui a valu quatre Oscars à Hollywood. Parfois baptisée "la première dame du cinéma américain", ses traits physiques étaient marqués par des pommettes hautes, une chevelure auburn et une voix trahissant ses origines de la bonne société de la Nouvelle Angleterre. "Elle était la plus grande star, la plus grande actrice qu'Hollywood ait jamais fabriquée", affirme son biographe, Christopher Andersen. "Après la disparition de Frank Sinatra et de Jimmy Stewart, elle était le dernier représentant de cette aristocratie hollywoodienne. Et elle était de loin la plus grande !". Cette icône respectée du cinéma américain, dont la carrière a duré un demi-siècle, n'échappait toutefois pas aux critiques. Certains la trouvaient froide, voire hautaine à l'écran. Impertinente et combative, Hepburn ne mâchait jamais ses mots. Son esprit très indépendant et son caractère bien trempé en faisaient une idole et un modèle pour de nombreuses femmes et en 1985, elle fut élue "la femme la plus admirée de l'Amérique" par les lectrices d'une revue féminine. Elle a tourné dans les plus grands classiques du cinéma américain (The African Queen, L'Impossible Mr Bébé, Madame porte la Culotte, etc...), avec les plus grands réalisateurs (George Cukor, John Huston, Howard Hawks, Elia Kazan, etc...) et les plus grands interprètes (Humphrey Bogart, James Stewart, John Wayne, Henry Fonda). Mais c'est le couple mythique qu'elle forma à l'écran, et même, clandestinement, à la ville, avec Spencer Tracy qui restera dans l'histoire du cinéma. Elle tourna neuf films avec Tracy et fut sa maîtresse pendant 27 ans, l'acteur, un catholique déjà marié, se refusant au divorce. Dans un entretien accordé quatre ans avant la disparition de Tracy, Hepburn confiait : "J'ai vécu un compagnonnage parfait pendant 20 ans avec un homme parmi d'autres. C'était un roc et un rempart. Je ne l'ai jamais regretté". Dans les années 30, elle avait eu aussi une liaison avec le milliardaire et réalisateur Howard Hughes, un homme, selon des aveux faits à son biographe en 1991, qu'elle n'a en fait jamais aimé. Elle est née à Hartford, dans le Connecticut, le 12 mai 1907 dans un famille très aisée de médecin. Garçon manqué, elle portait à 15 ans les cheveux coupés très courts, se promenait en pantalon et prétendait être un jeune homme prénommé Jimmy. Attirée par le théâtre, elle fait ses débuts dans un spectacle sans grand succès à Broadway. En 1933, elle perce l'écran dans le film Morning Glory, qui lui vaut son premier Oscar pour son interprétation d'un garçon manqué possédé par le démon du théâtre. De 1928 à 1934, elle épouse un certain Ludlow Ogden Smith, un homme très aisé de Philadelphie, qu'elle oblige à changer de nom pour Ogden parce qu'elle refusait d'être appelée Mme Smith... Après son divorce, elle décrète que "le mariage n'est pas une institution naturelle" et jure de ne jamais s'y faire reprendre. Son plus beau personnage incarné à l'écran est incontestablement celui d'une missionnaire très collet monté mais qui tombe amoureuse lors d'une croisière épique sur un rafiot du rugueux Humphrey Bogart dans, de John Huston (1952).
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