Publicité
Henry et les Bleus en terre conquise
Les joueurs de l'équipe de France ont reçu lundi un accueil chaleureux à leur arrivée en Martinique où ils joueront ce soir pour la première fois de leur histoire. Les Bleus ont atterri en fin d'après-midi après un périple de près de neuf heures à bord d'un Boeing 747 affrété spécialement par la Fédération française de football.
Visiblement ravis de se retrouver sous les tropiques, les Bleus n'ont pas paru affectés par la fatigue du voyage à deux jours d'affronter le Costa Rica en match amical de préparation à la Coupe du monde 2006.
“Cela nous permet de passer un peu de temps ensemble,” a commenté le défenseur Willy Sagnol. “Ce ne sont que cinq jours mais ce n'est déjà pas si mal.”
Avec patience, les Français ont sacrifié leur temps à la signature des autographes et aux photos que des dizaines de fans venus les accueillir espéraient obtenir de leurs idoles.
Outre son aspect sportif, le match de ce soir aura également un but symbolique : il sera disputé en mémoire des 152 victimes mortes dans l'accident d'avion survenu au mois d'août dernier. Les joueurs et le staff de l'équipe de France ont offert de remettre aux familles des victimes la totalité de leurs primes de match qui s'élèveront en cas de victoire à 400 000 euros.
Attaches familiales
“On peut évidemment estimer que ce match vient au mauvais moment,” a commenté Lilian Thuram. “Mais au-delà de la rencontre elle-même, il y a autre chose de bien plus important.”
Même s'ils n'ont jamais joué aux Antilles, les Bleus conservent des liens forts avec les territoires d'Outre-Mer. Six d'entre eux possèdent des attaches familiales avec cette partie du monde. Lilian Thuram est né à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, tandis que William Gallas et Sylvain Witlord ont tous deux des parents guadeloupéens.
La mère de Thierry Henry est martiniquaise, tout comme les parents de Nicolas Anelka qui retrouve l'équipe de France après trois ans d'absence.
L'attaquant de Fenerbahce n'a plus porté le maillot national depuis avril 2002 et n'a plus été appelé en sélection depuis son refus de répondre à une convocation en novembre 2002. Enfin, les parents du milieu de terrain lyonnais Florent Malouda sont guyanais, lui-même étant né à Cayenne.
“L'annonce de ce match a donné l'impression qu'il avait été monté dans la précipitation”, a reconnu Raymond Domenech. “Mais cela faisait longtemps que j'en avais l'idée. En fait, j'y pensais bien avant que nous soyons qualifiés pour la Coupe du monde.”
Bien que très loin de leurs bases habituelles, les Français joueront pourtant devant leur public et à guichets fermés ce soir. Les 20 000 places du stade Dillon ont en effet trouvé preneurs en quelques heures.
Publicité
Publicité
Les plus récents