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Hôpitaux : des sanctions pour les laxistes
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Hôpitaux : des sanctions pour les laxistes
APRES les avertissements, place aux sanctions. Le ministre de la Santé, Ashok Jugnauth a sorti un nouveau langage depuis la semaine dernière. Contre le laxisme et la ?mauvaise performance? dans les hôpitaux, il entend maintenant mettre fin à la formule des ?severe warnings? ou les transferts pour passer aux sanctions.
Le ministre a en effet vu rouge lors d?une visite à l?hôpital de Flacq. S?ajoutent à cela, les rapports que lui ont soumis des cadres du ministère après des visites surprises.
Lors d?un ?regional management meeting? à l?hôpital de Flacq, le ministre a vertement critiqué les administrateurs de cet hôpital pour mauvaise hygiène, mauvaise performance et le laisser-aller de certains employés. Il leur reproche de ne pas être sur le terrain pour vérifier que le travail se fait correctement.
Selon le ministre, le ?catering officer? n?est pas présent à l?heure de la distribution de la nourriture aux malades. Son rôle consiste à vérifier que tout est fait selon les normes d?hygiène. De plus, des centaines de mégots jonchent la cour de l?hôpital alors que l?établissement est une zone non-fumeurs. L?hôpital n?est de surcroît pas nettoyé comme il se doit.
Petite consolation : le ministre s?est réjoui du nombre d?interventions chirurgicales effectuées dans cet hôpital. Ils étaient 392 à subir des interventions en février et 533 en mars.
Jusque-là , les fonctionnaires étaient sanctionnés uniquement dans des cas très graves notamment une inculpation pour délit ou alors une condamnation par la cour. De plus, toute sanction éventuelle devait au préalable être examinée par la Public Service Commission (PSC), seule instance habilitée à prendre des décisions.
Mais les règlements de la PSC ont été récemment amendés. Par conséquent, les supérieurs hiérarchiques ont désormais le droit de sanctionner tout fonctionnaire fautif. Ils peuvent aussi insérer des commentaires défavorables dans le rapport confidentiel sur ces derniers.
Mais d?autres cas de figure favorisent également l?impunité. Au cas où le fonctionnaire est un protégé politique, les commentaires du supérieur ne sont jamais pris en considération lors des promotions. Et en règle générale, le gouvernement lui-même évite de sanctionner sévèrement ses fonctionnaires. Résultat : certains fonctionnaires se croient tout permis !
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