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Gunoo : ?Travailler, travailler, travailler??
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Gunoo : ?Travailler, travailler, travailler??
La participation de deux nageurs mauriciens aux 7es Championnats d?Afrique de natation au Maroc du 1er au 7 mai aura permis au coach Jocelyn Gunoo de faire le constat suivant :
« Il faut mettre sur pied une sélection au plus vite et il n?y a pas de secret autre que celui de travailler encore et encore. »
L?entraîneur national place cette participation dans un double contexte, à savoir sportif et politique. « Nous avons pu constater les progrès immenses accomplis par les pays d?Afrique et de là, situer le niveau de notre natation. Ensuite, notre présence était importante pour rétablir de bonnes relations avec la Confédération africaine de natation et la Fédération internationale », explique-t-il.
Sur le plan sportif, Jocelyn Gunoo estime que les nageurs mauriciens, Diane Etienette et Chris Hackel, ont fait de leur mieux. Il se réjouit, par ailleurs, du nouveau record national établi par Chris Hackel au 800 m en 9?14?57.
« Nos deux représentants ont côtoyé des nageurs bien plus forts qu?eux. Ils ont pourtant donné le meilleur d?eux-mêmes malgré le froid de Casablanca et le fait de ne pouvoir bénéficier d?une dynamique de groupe, contrairement aux nageurs des 16 autres pays présents », souligne-t-il.
Si tout le monde est unanime à dire que la natation mauricienne a régressé, le technicien préconise une restructuration de l?encadrement technique de nos nageurs. « Après les Jeux des îles, nos nageurs sont retournés dans leurs clubs. Ils s?entraînent à raison de six séances la semaine, ce qui est bon pour la compétition sur le plan local mais pas suffisant pour être compétitif au niveau africain. Il faut, immédiatement après les Championnats nationaux, mettre sur pied une sélection permanente et commencer un travail de longue haleine avec nos jeunes », fait-il ressortir.
Par ailleurs, l?entraîneur s?est réjoui des contacts établis à Casablanca par Richard Meeterjoye, président de la Fédération mauricienne de natation (FMN). « Ses négociations nous permettront d?avoir des échanges, des stages pour nageurs et techniciens. Avec la High Performance Unit de l?Afrique du Sud, entre autres, nous allons pouvoir tirer un gros avantage », estime-t-il.
18 km Par jour !
Pour Jocelyn Gunoo, la seule façon de contourner le gros problème qui empêche la natation mauricienne de progresser, en l?occurrence notre système éducatif, est d?offrir des « incentives » aux nageurs des sélections.
« Une Sud-Africaine a nagé les 100 m nage libre dans les 56 secondes aux Championnats d?Afrique. C?est le temps que réalise la plupart de nos garçons. Elle nage 18 km par jour. Pour être compétitif, il faut s?entraîner. Outre des bourses sports-études qu?on peut offrir aux nageurs, il faut avoir des sélections, offrir des facilités de transport, matin et après-midi, et faire un suivi scientifique des athlètes », estime-t-il.
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