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Grandeurs et misères du travail de nuit
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Grandeurs et misères du travail de nuit
Le travail de nuit n?est souhaitable ni pour les hommes, ni pour les femmes et ce pour des raisons de santé et d?organisation personnelle. Néanmoins, il existe des secteurs où le travail de nuit est inévitable. En France, une certaine Marie Dumont a étudié les effets du travail de nuit sur la qualité du sommeil dans son laboratoire de chronobiologie. Selon elle, la tolérance aux horaires de nuit varie selon la personne et les âges. Elle a ainsi constaté que la majorité des travailleurs de nuit arrivent à suivre le rythme pendant un certain temps, mais abandonnent ensuite. Les travailleurs nocturnes ont en fait des problèmes d?insomnie : leur sommeil est ponctué de nombreux réveils et il est moins réparateur. Elle fait ressortir également qu?outre la fatigue et la somnolence durant le temps de veille, le travail de nuit peut entraîner des problèmes gastro-intestinaux : troubles de l?appétit, constipation, indigestions fréquentes et brûlures d?estomac.
S?il n?existe pas de définition spécifique du travail de nuit dans la loi, cette dernière stipule qu?aucun employé ne doit être obligé de travailler pendant plus de six jours par semaine et plus de huit heures par jour. Et celui qui est appelé à travailler après 22 heures doit bénéficier de onze heures de repos après avoir terminé son travail.
Pour ce qui est du travail de nuit des femmes, le Labour Act mentionne qu?une femme ne peut pas travailler dans un industrial undertaking entre 22 heures et 5 heures du matin. De plus, elle ne doit pas travailler plus de dix heures par jour. Toutefois, cette disposition sera bientôt amendée car elle est considérée comme discriminatoire. Néanmoins l?Industrial Expansion Act de la zone franche prévoit qu?une femme peut travailler entre 22 heures et 5 heures du matin à condition qu?elle ne reprenne pas le travail avant 12 heures de repos.
Un jeune de 16 à 18 ans n?a pas le droit d?être embauché pour travailler entre 18 heures et 6 heures le matin. Autrement dit, il ne doit pas travailler la nuit. À noter qu?il ne doit pas travailler plus de 36 heures par semaine et pas plus de six heures par jour.
En ce qui concerne la rémunération, elle varie selon les secteurs. Les employeurs ont parfois recours au Shift System, au paiement des heures supplémentaires ou à une autre forme de rémunération. Tout dépend en fait du contrat entre le travailleur et son employeur. Mais quel que soit le système choisi, l?employeur doit respecter le nombre d?heures et le jour de repos définis par la loi.
L?employeur peut-il imposer un travail de nuit à un salarié ou licencier quelqu?un qui n?arrive pas à suivre le rythme ? Le refus de travailler la nuit ne peut pas être une raison valable pour licencier un salarié, sauf si celui-ci s?est engagé par contrat. D?ailleurs, les procédures de licenciement sont clairement stipulées dans le Labour Act : le travailleur doit être informé des charges qui pèsent contre lui et avoir l?occasion de se défendre. L?employeur doit donner des raisons valables pour justifier un licenciement. Il est à noter que dans l?Export Processing Zone, il existe dix heures d?overtime obligatoires.
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