Publicité
Grand-Gaube en émoi après le viol d?une adolescente
Par
Partager cet article
Grand-Gaube en émoi après le viol d?une adolescente
200 personnes mécontentes dans les rues. Il ne s?agit pas d?une émeute mais d?une réaction, somme toute légitime, à un viol sur une mineure souffrant d?un handicap mental. La police était donc en alerte à Grand-Gaube dans la soirée de lundi. Cela, afin de calmer les esprits de ceux venus manifester devant la demeure du présumé violeur. Celui-ci est activement recherché par des policiers de Grand-Gaube et les limiers de la Criminal Investigation Division du Nord.
La victime, une adolescente de 17 ans qui suit un traitement psychiatrique à l?hôpital de Brown-Séquard de Beau-Bassin et est épileptique, allègue avoir été violée par un homme d?une trentaine d?années. Le Dr Sudesh Kumar Gungadin, qui l?a examinée en fin d?après-midi, lundi, peu après que les parents ont appris la nouvelle, a confirmé qu?elle avait été abusée sexuellement.
Approchée hier après-midi, la mère de l?adolescente, âgée d?une trentaine d?années, d?abord réticente, se confie. Sa fille, l?aînée d?une famille de cinq enfants, a été accostée par un villageois alors qu?elle allait rendre visite à des amies, dimanche après-midi. L?homme, un maçon de 31 ans marié et père d?une fillette, l?aurait alors emmenée dans un buisson avant de la violer. Il lui aurait ensuite ordonné de ne rien dire, ?sinon mo pou gagn problem ar mo fam?.
L?adolescente obéit dans un premier temps. Toutefois, lundi après-midi, en allant chez sa tante, qui habite à quelques mètres, elle annonce aux belles-filles de celle-ci, ?Zot pa kone zot, mo pou gagn tibaba?. Etonnées, elles la poussent à tout révéler. Et elle finit par expliquer, en citant le nom du suspect, ce que ce dernier lui avait fait. En l?entendant, l?épouse du maçon, qui habite à proximité, la gifle : ?Ki to koze lor J ? ?
La mère de la victime a consigné une déposition à la police.
Publicité
Publicité
Les plus récents