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Gardez le contrôle
Les élèves du secondaire sont actuellement en pleine période d?examens et, pour nombre d?entre eux, c?est le dernier contrôle avant la difficile étape du School Certificate ou du Higher School Certificate. Ces périodes sont souvent très éprouvantes pour eux, en raison des plus ou moins gros enjeux qu?elles représentent. Et cette anxiété qui les taraude, ce n?ud dans l?estomac, ce poids sur le c?ur, ce fourmillement dans le bas-ventre ou encore cette montée d?adrénaline, tous ces signes traduisent alors le stress.
Le stress peut se manifester physiquement, c?est-à-dire qu?il va provoquer des maux de ventre, des migraines, des sensations de chaud et de froid successives, de la diarrhée, des vomissements? Ces signes sont une manière pour le corps de faire comprendre qu?il a dépassé son seuil de tolérance. Car une chose est sûre : le corps et l?esprit fonctionnent ensemble. D?où la nécessité, explique le Dr Kurt Barnes, psychologue, d?avoir une bonne préparation, à la fois physique et psychique car ce n?est qu?ainsi qu?on arrive à être dans des conditions optimales.
Il convient toutefois de souligner l?importance d?arriver à faire la distinction entre les maux réels ou imaginaires. D?abord parce que l?enfant pourrait bien être seulement en train de feindre pour éviter l?école mais aussi et surtout parce que les symptômes qu?il présente peuvent aussi traduire un vrai problème physiologique. «Des douleurs au ventre se situant à côté de l?appendice, par exemple, méritent qu?on demande l?avis d?un médecin.»
Il n?y a pas vraiment d?âge donné pour ce qui est de la manifestation de stress. «L?enfant peut le ressentir depuis qu?il est tout petit, encore plus de nos jours, notamment en raison des changements dans le système éducatif. Les leçons particulières n?arrangent pas les choses, l?enfant devant s?y rendre au lieu de se voir accorder un moment pour jouer et souffler un peu», explique le Dr Barnes. Et d?ajouter que les coups de l?instituteur trop sévère ne sont pas pour le stimuler davantage, bien au contraire.
Il est à souligner que certains élèves sont plus sujets au stress que d?autres. Pour le Dr Barnes, cela s?explique par le fait que «tout le monde n?est pas doué de la même façon mais ce n?est pas parce que quelqu?un est doué à un certain âge qu?il le restera toute sa vie».
Quoi qu?il en soit, toutes les réactions au stress ne sont pas les mêmes. Le stress peut aussi s?avérer positif, utile. «Ce genre de stress s?appelle l?eustress. Il permet de galvaniser le système nerveux.» La poussée d?adrénaline aide alors à avoir une concentration optimale afin d?atteindre le maximum de ses capacités.
D?un extrême à l?autre, il faut aussi savoir que l?excès de stress peut être particulièrement redoutable. «Au lieu de se rappeler, ce qui se passe alors c?est que la personne oublie. La peur étant trop grande, elle peut même carrément avoir un black-out, c?est-à-dire qu?elle ne se souvient de rien alors qu?elle a pourtant révisé ses leçons.»
L?appui des proches peut-il aider l?élève ? Sans doute, répond le psychologue, mais encore faudrait-il que ces derniers ne se soient pas eux-mêmes laissé gagner par le stress. On s?aperçoit, en effet, souvent que les parents sont tout aussi stressés que leur progéniture, si ce n?est plus, à l?approche de telles épreuves. Un coaching est alors peut-être à conseiller. «On prend alors en considération tous les aspects, notamment ce que mange l?étudiant, son rythme d?apprentissage et les exercices physiques afin de mettre en place une structure physique et mentale et d?arriver également à structurer son temps», explique le Dr Barnes, naturopathe spécialisé en psychologie et psychothérapie.
Il est important, souligne-t-il, de s?y prendre à l?avance pour mettre en place un bon cadre. On peut éventuellement aussi avoir recours à des adjuvants comme les compléments nutritionnels. Une autre astuce serait d?avoir un calendrier de stress qu?on utiliserait à partir du début de l?année pour savoir à quelles moments on a des pics de stress.
<I>«En situation de stress, on peut, en effet, tout oublier. Mais tel n?est pas le cas si on fait appel à la mémoire à long terme.»</I>
Il s?agit finalement, pour ne pas se laisser dominer par son stress au moment des examens, d?apprendre à apprendre. Connaître ses cycles d?apprentissage, sa capacité de concentration et savoir faire la distinction entre les différents types de mémoire afin d?exploiter tout cela au mieux. On sait, par exemple, qu?apprendre en faisant appel à la mémoire à court terme n?est pas trop indiqué. En situation de stress, on peut, en effet, tout oublier. Mais tel n?est pas le cas si on fait appel à la mémoire à long terme.
Si on vous demande, par exemple, de quel côté est placée la poignée de la porte de la salle de bains, vous vous en souviendrez, non parce que vous avez voulu vous l?inscrire dans votre mémoire mais parce que vous êtes passé devant tant de fois que cela s?est fait automatiquement. Cela pourrait aussi s?appliquer aux leçons. À force de les lire, d?y jeter de temps à autre un coup d??il, elles finissent par être gravées dans la mémoire à long terme.
Le Dr Barnes fait ainsi ressortir qu?il y a notamment plusieurs types de lecture qui permettront de mieux capter. Mais tout ne peut se faire qu?au cas par cas. «Il y a différents types d?intelligence à respecter et à amener à maturité.» Il ne vous reste plus qu?à identifier le vôtre?
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