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François Bayrou accepte le débat proposé par Ségolène Royal

27 avril 2007, 00:00

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Finalement, le débat proposé par Ségolène Royal à François Bayrou se tiendra bien à la télévision. Jean-Louis Bianco, codirecteur de campagne de la candidate socialiste, a annoncé, hier à la mi-journée, qu’il aura lieu demain à 11 heures (heures locales) ou midi sur le plateau de Canal+ et d’i-Télévision, et sera retransmis sur France-Inter, en accord avec le candidat centriste. Une annonce qui met un terme aux tergiversations concernant le cadre dans lequel devait se dérouler le débat ainsi qu’au début de polémique intervenu jeudi matin entre Ségolène Royal et la presse régionale.

La candidate socialiste avait proposé, avant-hier, à François Bayrou “un débat public” pour “éclairer” les électeurs : elle avait suggéré qu’il ait lieu dans la matinée de vendredi devant la presse quotidienne régionale (PQR), devant laquelle elle doit tenir un forum, puis qu’il puisse être filmé par des chaînes de télévision. Mais hier, le Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR) s’est déclaré opposé à ce que cette réunion se transforme en débat avec François Bayrou. Et ce, alors que l’entourage de François Bayrou avait fait savoir un peu plus tôt qu’il acceptait de participer à ce débat avec la candidate socialiste, la “seule exigence” du président de l’ Union pour la Démocratie Française (UDF) étant “que les téléspectateurs puissent y avoir accès”.

“Il n’y aura pas de débat Bayrou-Royal. C’est Mme Royal qui est invitée”, a annoncé hiermatin un porte-parole du SPQR à l’AFP, expliquant que Nicolas Sarkozy et la candidate socialiste doivent se succéder vendredi, dans le cadre d’un “forum exclusif pour les journalistes et les rédacteurs en chef de la PQR”.

Ségolène Royal a alors réagi rapidement, estimant que “ce n’est pas le président de la PQR – qui, paraît-il, a été reçu ce matin par Nicolas Sarkozy – qui va empêcher le moindre débat. On trouvera d’autres solutions. Ce n’est pas un problème”.

“En France, la presse est libre, sauf lorsqu’elle subit quelques pressions, ce qui est tout à fait dommageable”, a-t-elle confié en marge d’une visite dans le 11e arrondissement de Paris, à des locataires qui s’étaient mobilisés contre la vente à la découpe de leur immeuble.

A son tour, Jacques Camus, un des responsables du SPQR, a réagi sur LCI, démentant avoir subi des pressions. “Je le démens formellement. Il n’y a pas eu la moindre pression de la part de l’entourage de Nicolas Sarkozy. Nous n’avons pas eu de contact”, a-t-il déclaré. “Les seules pressions qu’il y a eu sont celles que nous nous imposons nous-mêmes au nom de la déontologie, du respect des règles qui avaient été déterminées avec les deux candidats dans le cadre de ces forums de la presse régionale et absolument rien d’autre”.

Le débat de demain devrait être animé par le journaliste de Canal+ Michel Denisot dans le studio de son émission Le Grand Journal, dont les places seront ouvertes à la presse. Tous les médias pourront par ailleurs avoir accès aux images.

<B>© Le Monde 2007</B> <I>Distribué par The New York Times Syndicate</I>

CONFLIT AU DARFOUR

<B>Royal “n’exclut pas” un boycott des JO de Pékin </B>

■ Ségolène Royal a déclaré hier ne pas exclure un boycott des Jeux olympiques de Pékin pour faire pression sur la Chine, qui s'oppose à des sanctions contre le Soudan, accusé de graves atteintes aux droits de l’homme au Darfour. “Il faut en effet lever la menace des Jeux olympiques parce que la communauté internationale est restée trop longtemps indifférente par rapport à ce drame et qu’aujourd'hui il faut agir et pas seulement se plaindre dans des discours”, a déclaré la candidate socialiste. Le boycott, “je ne l'exclus pas parce qu’à un moment, lorsqu’il y a une telle inaction, une telle inertie, il faut utiliser tous les moyens pour que ça bouge”, a-t-elle justifié, prenant à contre-pied Nicolas Sarkozy.

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