Publicité

Formation pour des mères célibataires

2 novembre 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Une vingtaine de mères célibataires de la région de Souillac, regroupées au sein de l’Association filles-mères et mono-parentales, ont décidé de prendre leur destinée en main. Elles bénéficient du soutien total de Priscilla Bignoux, animatrice du Mouvement d’Aide à la Maternité (MAM), pour y arriver.

Cette association les réunit une fois par semaine pour des sessions de formation touchant différents sujets tels que la grossesse précoce, l’éducation des futures mères pour mettre au monde leur bébé dans de meilleures conditions, des cours de psychologie, d’hygiène culinaire pour les aider à préparer des repas équilibrés pour le bébé et une formation selon leurs aptitudes et leur niveau d’études. Une démarche qui pourrait éventuellement les aider à intégrer la vie professionnelle comme c’est le cas pour cette jeune mère de 18 ans qui donne des cours d’anglais et de français pour les élèves des Forms III et V.“Ces filles-mères ont des qualités qui méritent d’être évaluées avant d’être exploitées à des fins utiles”, explique Priscilla Bignoux.

La mise sur pied de sessions de formation pour la vannerie, l’artisanat, la peinture, la confection de tabliers entre autres, va dans cette direction. “Nous avons la ferme intention de solliciter l’aide de l’Empowerment Fund pour des projets et parmi ceux-là, une garderie dans la région et l’encadrement nécessaire. Pour le moment, nous n’avons pas les ressources financières pour démarrer. Nous dépendons entièrement de la contribution de chaque membre aussi minime, soit-elle pour faire aboutir nos projets”, dit l’animatrice du MAM .

En attendant la soumission de leur projet à l’Empowerment Fund, les membres de cette association comptent approcher une nouvelle fois le ministère de la Femme pour recevoir de l’aide comme c’était le cas dans le passé. “Certaines parmi nous ont vraiment besoin de nourriture, de vêtements et de lait pour leurs enfants encore en bas âge”, dit Priscilla. Pour éviter que d’autres jeunes filles tombent enceintes dès leur jeune âge, le MAM mobilise ses animatrices pour décentraliser leurs actions pour plus de proximité.

L’objectif de la décentralisation vise à responsabiliser les adolescents et les adolescentes en leur donnant les informations les plus complètes sur la sexualité qui ne doit plus être un sujet tabou, comme c’était le cas dans le passé. “Bizin explique zenfans couma gagne babas. Bizin aret dire zot qui zenfans vinn dans avion ou dans ene lichou”, insiste Priscilla.

Qu’en est-il du rôle des parents? L’animatrice du MAM est catégorique. Elle trouve que certains parents ne dialoguent pas ou ne parlent pas de la sexualité avec leurs enfants, qui à leur tour, essayent de s’informer sur le tas et parfois à la mauvaise source. “Il est vrai que certains parents n’ont pas la capacité d’écoute pour répondre à leurs enfants mais je crois qu’il faut aussi que les parents fassent un effort et encouragent les leurs à s’intéresser aux formations et aux informations qui sont dispensées”, dit-elle. D’où sa présence dans les mouvements qui sollicitent son intervention pour des cours de formation.

Publicité