Publicité
Food Canners, en boîte toutes !
À voir les prix des légumes, les petites bourses vont beaucoup souffrir. Sécheresse oblige, le Mauricien se rabat sur les légumes en boîtes. La croissance des ventes est sans précédent. Bientôt 35 ans que Food Canners s?est installée dans ce secteur. Ses produits sont toujours à la une des rayons.
Au fil des années, la marque est entrée dans les m?urs locales. Quand on demande petits pois, par exemple, c?est forcément de Sunny qu?on parle. Dans un marché pesant quelque Rs 150 millions, avec trois fabricants locaux, l?entreprise y occupe aujourd?hui quelque 50 %, affirme l?adjoint au directeur général, Dick Li Wan Po.
En 1970, pour empêcher la sortie de devises, le gouvernement d?alors encourageait les import substitution industries. C?est ainsi que Food Canners prend naissance, en se lançant dans la mise en boîte de petits pois. La gamme a évolué pour englober les haricots, pois chiches et la tomate et les macédoines, soit 2 000 tonnes de légumes traitées annuellement ou quelque 5 millions de boîtes.
?En 35 ans, l?amélioration se situe au niveau de la qualité car le système de production a évolué. Il est plus moderne. L?accent est mis sur l?hygiène, davantage de contrôle de même que les good manufacturing practices?, explique-t-il. L?entreprise emploie aujourd?hui quelque 200 personnes. Elle dispose de plusieurs véhicules pour assurer la distribution de ses produits à travers le pays. L?entreprise exporte même en Afrique.
<B>Appareils à la pointe de la technologie</B>
La production est saisonnière. Quand la pomme d?amour est à meilleur marché, par exemple, Food Canners en augmente la production. Elle constitue alors son stock pour pallier toute pénurie éventuelle. En ce faisant, fait ressortir le directeur, le prix reste uniforme tout au long de l?année, contrairement aux fluctuations majeures dans les marchés. ?En cas de pénurie, la consommation est multipliée par 10, voire même plus pour rechuter quand les légumes frais reviennent sur les étals?, dit-il.
Déjà, l?hégémonie locale est sous la menace de la concurrence sud-africaine, où les coûts sont largement inférieurs, auxquels s?ajoute une production plus conséquente. À titre exemple, souligne Dick Li Wan Po, alors que trois cartons sortent de sa chaîne de production, en Afrique du Sud, c?est trois conteneurs. Et d?ajouter: ?Nos appareils, à la pointe de la technologie, ne roulent qu?à 50 % de leurs moyens.?
Les barrières tarifaires existantes limitent les dégâts. Du moins pour le moment. Car dès 2008, au sein de la Southern African Development Community, les tarifs baisseront graduellement, pour passer à zéro en 2012. ?Il est donc primordial de supporter l?industrie mauricienne?, affirme le directeur de Food Canners.
À ce rythme, couplé à un manque d?engagement, c?est toute cette industrie qui risque de se retrouver en boîte !
Publicité
Publicité
Les plus récents