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Feu vert du DPP pour rouvrir l?enquête sur Indur
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Feu vert du DPP pour rouvrir l?enquête sur Indur
De nombreuses zones d?ombre persistent sur la mort de Rajeshwar Indur. Ce membre de l?exécutif du Parti travailliste a été terrassé par un empoisonnement au cyanure en février 2003. La police devrait enquêter en profondeur dans cette affaire pour y faire toute la lumière. Tel est l?avis du Directeur des poursuites publiques (DPP) qui l?a communiqué au plus haut niveau de la police.
Sans plus attendre, la Major Crime Investigation Team (MCIT), dirigée par le surintendant Prem Raddhoa, a rouvert officiellement le dossier avant-hier. L?avis du DPP avait été recherché par la police pour décider de la marche à suivre dans ce dossier, il y a près d?un mois.
Les commentaires allaient bon train aux Casernes centrales quand la nouvelle du feu vert du DPP est arrivée et que l?on a appris que c?est la MCIT qui enquêtera sur cette affaire. Certains policiers aux Casernes centrales disaient à voix basse que ?se enn dosie mari explosif?, en raison des personnes au-dessus de tout soupçon qui pourraient être interrogées sur certaines transactions financières et de leurs relations avec Rajeshwar Indur. Les hommes de Prem Raddhoa savent que ça va prendre longtemps pour démarrer cette enquête qui risque d?ailleurs de s?éterniser.
Les enquêteurs ont recherché, au cours de cette semaine, des informations qui n?avaient pas été exploitées lors de l?enquête précédente. Cette dernière avait démarré en février 2003.
La première personne interrogée a été la mère de Rajeshwar Indur. Pendant plus d?une heure, les officiers de la MCIT ont recueilli des informations auprès de cette femme à son domicile. Ils ont ensuite pris contact avec elle à nouveau à plusieurs reprises au téléphone.
Ces informations sont susceptibles de donner une nouvelle orientation à l?enquête.
Un détail qui a intrigué les limiers de la MCIT, c?est que des amis de Rajeshwar Indur n?ont plus remis les pieds chez cette famille après ce drame, alors qu?ils étaient chez la victime presque tous les jours.
Il a surtout été question d?en savoir plus sur les business de Rajeshwar Indur et de ses associés. Les policiers se sont aussi intéressés aux personnes qui lui ont téléphoné et l?ont rencontré la veille et le jour de sa mort. Un chauffeur de taxi qui l?aurait véhiculé ce jour-là sera à nouveau interrogé d?ici quelques jours.
Le deuxième volet de l?enquête consistera à questionner les plus proches amis de la victime, dont un à qui elle aurait confié Rs 7 millions.
Ce dernier était l?un de ses partenaires en business, notamment dans le secteur foncier.
L?interrogatoire à ce niveau risque d?être très délicat car ce businessman était le partenaire d?Indur dans plusieurs projets et ils avaient un compte bancaire joint. Les enquêteurs de la MCIT persistent à croire que cet homme d?affaires pourrait donner des indications précises sur la ?disparition? de ces Rs 7 millions du coffre de la State Bank. Ils le considèrent comme un suspect.
Si la MCIT trouve étrange la disparition de la clé du coffre et de l?argent, la police reste divisée sur cette question. Elle estime qu?il n?y a pas eu vol mais probablement un ?retrait? en bonne et due forme.
Mais les parents d?Indur n?ont jamais été informés de ce retrait bancaire et estiment que s?il y a eu retrait, c?est qu?il y a une odeur de ?magouille? dans l?air.
La MCIT joue sur un terrain épineux cette fois en raison des relations de cet homme d?affaires au plus haut niveau des Casernes centrales et dans le giron politique, notamment avec des membres influents du gouvernement.
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