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F1 - GP de France

1 juillet 2005, 00:00

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<B>Un nouveau départ </B>

Décrédibilisée aux yeux de la planète, la discipline entame son opération de séduction. Première étape à Magny-Cours avec le Grand Prix de France ce week-end.

En reportant au 14 septembre la décision de prendre d’éventuelles sanctions contre les sept écuries qui ont refusé de prendre le départ du Grand Prix d’Indianapolis, la FIA a enterré pour quelques semaines la hache de guerre dans un dossier brûlant. Un conflit ouvert depuis deux semaines qui aurait pu aboutir à un boycott du Grand Prix de France par les écuries assises sur le banc des accusés mercredi au siège de la Fédération internationale automobile. Pour autant, la manche tricolore risque de se dérouler dans un climat pesant. Car si l’institution présidée par Max Mosley a su ménager la majorité du paddock et éviter ainsi une possible nouvelle fronde, elle n’a pas hésité mercredi à accabler Michelin dans la catastrophe d’Indianapolis en soulignant, notamment : “Nous ne pouvons pas imposer de pénalité à Michelin car nous n’avons pas de relation avec les équipementiers, sinon ils auraient été dans une situation très difficile”. Cette trêve fragile devrait tout de même permettre à la Formule 1 de repartir à la reconquête de ses titres de noblesse évaporés au soir du 19 juin 2005 aux Etats-Unis.

Renault craint McLaren </B>

L’armistice estival pourrait profiter à Renault désireux de redorer son blason à domicile après une campagne nord-américaine ratée (zéro points en deux courses). Sur un tracé loin de faire l’unanimité chez les pilotes, Fernando Alonso avait décroché une pole position et terminé deuxième de la course derrière Michael Schumacher l’an passé. Le Petit Taureau ne cache pas sa confiance mais s’attend à une course encore très serrée. Le constructeur français aura d’autant plus à cœur de briller que c’est dans la Nièvre, avec la bourde de Jarno Trulli laissant échapper la troisième place dans le dernier virage au profit de Barrichello, que Renault avait entamé sa deuxième moitié de saison 2004 en demi-teinte. Un long passage à vide qui avait coûté le deuxième rang des constructeurs au profit de BAR en fin d’année.

Au volant de la MP4/20 un cran au-dessus du lot, Raïkonnen tentera de signer une quatrième victoire : “Jusqu’à présent, notre voiture s’est montrée compétitive sur ce genre de tracé et je m’attends donc à faire de bonnes qualifications et une bonne course”. Mais c’est autour des performances d’un outsider que les projecteurs seront braqués ce week-end. Depuis l’annonce du rachat de Sauber par BMW, tout le monde s’interroge sur la tournure que prendra la fin de collaboration entre l’écurie britannique et le constructeur allemand. Officiellement, le motoriste affirme qu’il poursuivra consciencieusement le développement de son petit bijou de moteur, l’un des plus puissants, si ce n’est le plus véloce du plateau. Depuis des semaines, le dialogue a bien du mal à passer entre les deux parties. Frank Williams pourrait payer au prix fort son inflexibilité sur certains choix et son écurie entamer dès dimanche une stagnation de ses performances pour finalement rentrer dans le rang. A Toyota qui piétine un peu et surtout à la très ambitieuse écurie BAR-Honda, qui a complètement manqué sa première partie de saison, d’en profiter.

Enfin, difficile de vérifier si le package Ferrari/Bridgestone poursuit ses progrès comme l’affirme la direction du team, compte tenu de l’opposition modeste contre laquelle la Scuderia a lutté aux Etats-Unis (Minardi et Jordan). Une chose est certaine, en empochant 18 points outre-Atlantique, la firme italienne s’est replacée dans la course aux titres dans les deux championnats. Ferrari occupe le deuxième rang des constructeurs avec McLaren à 13 points de Renault (avant une possible sanction de points à l’encontre du constructeur français en septembre prochain).

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