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Enquête sur un possible trafic de médicaments de l?Etat
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Enquête sur un possible trafic de médicaments de l?Etat
Faire d?une pierre deux coups, c?est le cas de le dire. L?arrestation du pharmacien Doorgesh Jaulimsing pour possession de psychotropes, le 18 août, a révélé une affaire aux proportions insoupçonnées. Les policiers et officiers du ministère de la Santé ont découvert dans sa pharmacie, des médicaments contenus dans des boîtes portant les inscriptions GM et Ministry of Health. Que les médicaments de l?Etat soient disponibles dans des pharmacies privées semble impossible. Sauf s?il y a eu une éventuelle complicité interne au niveau des pharmacies de l?Etat. Les autorités enquêtent.
Deux pharmacies appartenant à Doorgesh Jaulimsing, à Triolet et à Goodlands, ont ainsi été perquisitionnées hier. Cela, à la suite d?informations selon lesquelles une quantité de médicaments appartenant à l?Etat s?y trouveraient. La démarche n?a rien donné.
?Venir à bout de ce réseau?
Mais la semaine dernière, les officiers du ministère de la Santé ont découvert, dans une autre de ses pharmacies, à Bambous, 500 panadols, des antibiotiques, des crèmes et de l?insuline appartenant aux pharmacies des hôpitaux. A hier, Doorgesh Jaulimsing était injoignable.
Arrêté à la suite d?une saisie de psychotropes dans sa pharmacie, il avait auparavant affirmé aux enquêteurs qu?il ne connaissait pas l?identité de celui qui lui avait vendu les médicaments. Il a ensuite été libéré sous caution.
Le pharmacien Jaulimsing ne serait pas le seul à être dans la ligne de mire du ministère de la Santé. Celui-ci serait, en effet, en possession d?une liste de pharmacies où seraient disponibles des médicaments de l?Etat.
En plus des inscriptions sur les boîtes, il s?avère que le fournisseur en Inde ne distribue de médicaments qu?aux pharmacies de l?Etat. Pour le ministre de la Santé, Satish Faugoo, la situation est très grave : ?L?on se demande depuis quand durent ces transactions. Nous menons une enquête en parallèle avec la police. Nous allons prendre des actions musclées pour venir à bout de ce réseau.?
Les premières indications de l?enquête s?orientent davantage vers une complicité interne au niveau des pharmacies de l?Etat. ?Il n?est pas concevable que des patients aient pu obtenir une boîte de 500 panadols. Il est vrai cependant que certaines personnes passent de dispensaire en dispensaire pour récupérer des médicaments et ensuite les vendre. Mais à ce stade, nous sommes d?avis que ce ne sont que des cas isolés?, soutient-on dans les milieux proches du ministère de la Santé.
Et, poursuit cette source, ?un diabétique de même qu?un cardiaque ne va pas vendre ces médicaments. En revanche, les pompes inhalateurs pour asthmatiques de même que certains médicaments destinés à des patients psychiatriques, seraient parmi les médicaments appartenant au gouvernement qui se retrouveraient dans le privé?.
Transactions ?douteuses?
Maintenant que les autorités ont découvert ces transactions qualifiées de ?douteuses?, il est question d?effectuer d?autres perquisitions dans les pharmacies. ?Nous allons effectuer des visites surprises dans les pharmacies et certaines cliniques privées. Nous ne pouvons tolérer de tels abus?, soutient le ministre de la Santé.
Après avoir analysé plusieurs dossiers au ministère, Satish Faugoo a souhaité un audit des services de pharmacies pour réduire le gaspillage. Un moyen de détecter également s?il y a effectivement des abus ou des vols de médicaments du personnel.
La présence de psychotropes dans certaines pharmacies interpelle également le ministère de la Santé. Certaines pharmacies de la capitale, de Rose-Hill de même que quelques-unes se trouvant dans le Sud sont ciblées.
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