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Encore une victime de la vente à la barre

14 juillet 2004, 20:00

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Vous trouvez enfin la maison tant souhaitée mais elle coûte des millions. Qu?à cela ne tienne : vous empruntez quitte à vous endetter jusqu?aux dents. Vous signez les titres de propriété chez un notaire respecté. Du moins? officiellement. Ça y est : votre rêve devient réalité !

Quelques années plus tard, vous recevez une lettre vous informant que votre propriété est hypothéquée. C?est-à-dire que lors de l?achat, le terrain était déjà en gage contre un prêt. Chose que le vendeur s?est bien gardé de vous faire savoir.

Evidemment, vous refusez de payer la somme due puisque vous n?êtes pas l?emprunteur. Mal vous en prend car vous vous retrouvez menacé de la saisie de votre propriété.

Cela n?arrive pas qu?aux autres. Aujourd?hui encore, un homme qui croyait être l?heureux propriétaire de sa maison va comparaître en cour pour connaître la date de sa vente à la barre. C?est l?histoire d?une énième victime sur une liste déjà trop longue.

Des règles impitoyables

P.T. reçoit une lettre l?année dernière, soit cinq ans après être devenu propriétaire d?une maison à Trou-D?eau- Douce. Il apprend que le vendeur n?a pas totalement honoré une dette de Rs 200 000 liée à la propriété vendue. Le rêve de P.T. tourne au cauchemar : sa maison sera saisie s?il ne s?acquitte pas des paiements dus, même s?il n?en est pas responsable.

P .T., allant aux renseignements, se rend compte que le terrain de sa propriété était déjà mis en gage lorsqu?il en a fait l?acquisition. Etonné que son notaire, très respecté dans la profession et tenu par la loi de vérifier si un terrain est hypothéqué avant toute transaction, ne lui ait rien dit, il va voir un avoué.

Mais il est trop tard. L?affaire a été référée ce matin en cour pour fixer la date de la vente à la barre. Complètement désemparé, P.T veut absolument récupérer sa maison. Au point même de vouloir la racheter lui-même !

Son avoué lui a conseillé de poursuivre le notaire qui a failli dans sa tâche ainsi que la compagnie qui a demandé la saisie. Mais poursuites ou pas, les règles incontournables de la vente à la barre demeurent encore une fois impitoyables?

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