Publicité

En quête de perfection

16 juillet 2008, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

A l?ère de Jeannne d?Arc, Rajoo Rangasamy aurait fini sur un bûcher pour hérésie. Six siècles plus tard, sommes-nous prêts à entendre ce qu?il a à dire.

L?homme soutient être médium. C?est-à-dire qu?il est un intermédiaire entre le monde des vivants et celui des esprits. Une affirmation qui provoque des froncements de sourcils chez le commun des mortels.

L?homme dit être conscient que certains ne sont pas prêts à l?écouter. Qu?il peut provoquer des bâillements chez son auditoire. Ou de l?incrédulité. Alors l?homme se montre sélectif. «J?ai de l?intuition. Je peux détecter l?aura d?une personne. Cela me permet de savoir qui sera réceptif à mes dires et qui ne le sera pas.»

A 59 ans, ce représentant en marketing dans une maison de publications veut atteindre la perfection. Et donner les moyens aux autres de l?atteindre. D?où ses dix fascicules intitulés La spiritualité universelle. Le deuxième volume vient de paraître. Le titre : Le chemin qui mène vers la perfection. «Le livre est de couleur mauve parce qu?une aura dans laquelle il y a parmi la couleur mauve, indique qu?une personne est proche de la perfection.»

Le premier volet était, lui, intitulé L?homme et son développement. Rajoo Rangasamy dit espacer ses publications de deux à trois mois le temps que ses lecteurs puissent bien «assimiler le contenu de ses livrets».

Sa quête pour le spirituel a commencé bien jeune. A l?âge de cinq ans. Quand il s?échappe des mains de sa maman alors qu?ils priaient sur la montagne de Corps-de-Garde à l?occasion de Cavadee. Un arbre le retient dans sa chute. Il en sort traumatisé. Mais convaincu d?une chose. Que c?est le Dieu Muruga qui l?a sauvé ce jour-là. Cette confiance à l?époque s?est transformée en conviction inébranlable au fil du temps.

Le traumatisme de la chute lui aurait ouvert des «possibilités de médiumnité». C?est en tout cas la thèse de quelques maîtres qu?il est parti consulter en Asie et en Europe. Cela suite à «des signes qui se multipliaient au fil du temps».

«J?ai de l?intuition. Je peux détecter l?aura d?une personne. Cela me permet de savoir qui sera réceptif à mes dires et qui ne le sera pas.»

Le 26 novembre 1998 reste une date mémorable pour lui. Il raconte que pendant qu?il était en pleine méditation, il sent une forte chaleur l?envahir. Il verra aussi un esprit qui lui demandera, entre autres choses, de devenir végétarien. De sorte que son corps puisse devenir un «instrument divin».

Un instrument qui pourrait entre autres guérir. Une quantité innombrable. Le plus récent étant une habitante de Grande-Rivière qu?il aurait guérie d?un cancer. Mais pour guérir, il faut «que ce soit la volonté de Dieu et que la personne ait foi en son guérisseur », prévient-il.

Guérisseur. Le mot fait instantanément revenir en mémoire le pasteur américain Benny Hinn qui avait attiré une cinquantaine de milliers de personnes lors de ses célébrations pentecôtistes il y a une semaine. La juxtaposition le fait grimacer. «J?apprécie son action. Mais, j?ai l?impression qu?il s?enrichit. Un vrai spirituel ne peut pas vivre dans l?opulence. Lui, il a son jet...»

Aussi, il voudrait aller « plus loin » que le pasteur américain. «Au lieu de dépendre sur quelqu?un pour vous guérir, j?aimerais que chacun puisse développer ses propres facultés.» Autrement dit, lui apprendre comment pêcher plutôt que de lui donner un poisson. Parce qu?il est «impossible de soigner tout le monde, il faut que chacun devienne son propre guérisseur».

Son troisième livret qui paraîtra dans environ trois mois parlera des médicaments traditionnels qui lui ont été transmis par son «guide supérieur». On y trouvera par exemple des remèdes pour guérir des insomnies. Accompagnés d?une prière pour avoir un bon sommeil. Les sept autres livrets parleront, eux, de chakras, d?auras, de réincarnation entre autres.

Publicité