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Elections régionales prévues à la mi-décembre
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Elections régionales prévues à la mi-décembre
Les partielles n?auront pas lieu. Rodrigues se dirige tout droit vers des élections régionales, l?Assemblée régionale de Rodrigues ayant été dissoute hier.
Les élections régionales sont prévues à la mi-décembre, laisse entendre une source proche du bureau du Premier ministre. Le choix de cette date serait lié à des raisons de sécurité. Le gouvernement ne souhaite pas que Rodrigues reste en campagne électorale pendant les fêtes de fin d?année.
Plusieurs raisons ont été évoquées pour expliquer l?annulation des partielles. Il est principalement question des coûts impliqués et du calendrier scolaire. Des élections partielles, qui devaient se tenir le vendredi 27, auraient nécessité des dépenses de Rs 6,5 m, contre environ Rs 9 m pour les régionales. De plus, les partielles allaient coïncider avec les examens du Certificate of Primary Education. Le Rodrigues Regional Assembly Act prévoit que ces consultations peuvent se tenir dans un délai minimum d?un mois et d?un maximum de trois mois à compter de la dissolution de l?Assemblée.
<B>Un ?caretaker government? </B>
?Pas question que nous délaissions le caretaker government. Si nous agissons ainsi, nous allons faire preuve d?irresponsabilité. Une chose est sûre, nous allons demander au Premier ministre d?organiser les élections régionales dans un délai d?un mois?, soutient Nicolas Von Mally, un des principaux dirigeants du Mouvement rodriguais (MR).
Pour Nicolas Von Mally, organiser les élections régionales dans les plus brefs délais est une manière de redonner aux Rodriguais le pouvoir de faire leur choix politique en toute transparence et dans la démocratie. Cela leur éviterait aussi, dit-il, de vivre une longue campagne électorale.
Il déclare également qu?il n?est pas déçu de cette dissolution : ?Nous comprenons très bien la décision en cette période économique difficile que traverse la République de Maurice et Rodrigues.?
Quant à l?Organisation du peuple rodriguais (OPR), son leader Serge Clair, qui ne s?était pas aligné comme candidat au nomination day le 27 septembre, s?est toujours prononcé en faveur d?élections régionales anticipées. Même si son parti avait présenté des candidats pour les partielles. ?La décision prise par le gouvernement représente une grande victoire pour la démocratie. Il est bon que Rodrigues ne continue plus à être gérée par des transfuges?, déclare le leader de l?OPR à la presse.
Sur le plan pratique, Joseph Lamvohee a fait comprendre que le Conseil exécutif qui siégeait chaque vendredi peut expédier les affaires courantes, en attendant la tenue des prochaines élections. Il présidait l?Assemblée régionale avant sa dissolution et s?est référé aux dispositions du Rodrigues Regional Assembly Act. ?Ils agiront en toute légalité?, a-t-il soutenu.
INCENDIE À ?LA TRIBUNE?
<B>Des empreintes retrouvées</B>
■ Les experts du Forensic Science Laboratory se rendent à Rodrigues aujourd?hui dans le cadre de l?enquête sur l?incendie qui a ravagé les bureaux du journal ?La Tribune?. Ils y relèveront notamment des empreintes qui ont été trouvées par les enquêteurs de Rodrigues près d?un ventilateur, dans ce qui reste du bâtiment. Selon nos informations, Carleen Gentil, la rédactrice en chef de cet hebdomadaire dit proche du Mouvement rodriguais (MR), a appris la nouvelle à travers un appel téléphonique reçu vers 4 heures du matin, lundi. Sur place, elle devait constater que le bâtiment qui abritait six bureaux avait été ravagé par le feu. Elle a consigné une déposition au poste de police.
Johnson Roussety, le chef commissaire, condamne très sévèrement cet acte. ?C?est la preuve que certaines personnes ne reculeront devant rien pour intimider la population rodriguaise?, dit-il. ?L?enquête policière suit son cours en attendant l?arrivée des experts du SOCO?, déclare, de son côté, Pierrot Noël, le ?Chief Officer of Police? basé à Rodrigues. Pour ce qui est du ?Law and Order?, il dira que la sécurité a été renforcée dans l?île depuis vendredi, avec le soutien des policiers qui travaillaient à l?administration, en attendant des renforts qui vont se déplacer si jamais les élections partielles ont lieu. Au sujet des élections, Johnson Roussety explique : ?Je ne peux plus tolérer le fait que trois membres de la Police de l?environnement utilisent des véhicules appartenant à l?Etat pour faire autre chose que ce qu?ils sont censés faire pendant leurs heures de travail et mener ouvertement campagne pour un parti politique. C?est pour cette raison que l?Assemblée régionale leur a repris deux voitures jusqu?à nouvel ordre.?
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