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Ecole de pilotage, un rêve devenu réalité
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Ecole de pilotage, un rêve devenu réalité
?Nou lepok pa ti éna sa. Ban la gagn ene mari sans?? Cette phrase lancée par un ancien pilote quand il vit les gamins évoluer sur leurs motos résume parfaitement l?état d?esprit du giron du motocyclisme local en marge de l?école de pilotage.
En effet, qu?il est révolu le temps où les courses se faisaient avec des motos bric à brac. L?ère est désormais à l?encadrement, à la prise en charge précoce. Eh oui, ?bann la gagn ene mari sans? !
Rien ne vaut une bonne formation. Et quand elle commence à un bas âge, c?est encore mieux, surtout lorsqu?il s?agit du pilotage d?un engin motorisé.
L?idée avait germé il y a plusieurs années. Elle était en gestation. Et quand Gervais Antoine avait été reconduit à la présidence de la fédération mauricienne de motocyclisme, il en avait fait son cheval de bataille.
Après plusieurs tergiversations, cette école a enfin vu le jour en décembre dernier. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sylvio Tang, s?était déplacé dans la zone de stationnement du Stade Anjalay à Belle-Vue pour lancer officiellement ce qui deviendra l?antichambre des futurs champions des deux roues.
?Je suis extrêmement ému de voir ces petits évoluer. C?est un jour historique pour la moto car c?est la première fois à Maurice que cela arrive. C?est un rêve qui devient réalité?, avait déclaré Gervais Antoine lors du lancement de cette école.
Avec un tel encadrement, la FMM peut espérer que dans quelques années, ces petits pourront aspirer briller au plus haut niveau régional ou même mondial.
Le président de la FMM sera l?un de ceux qui encadreront les enfants, qui pour rappel devront avoir un minimum de sept ans. Hormis son certificat en matière d?école de pilotage, Gervais Antoine est également instituteur dans une école primaire. Travailler avec les enfants, il connaît ! Tout comme Rudolph Césarine, le secrétaire général de la FMM, et Reshad Khoyratty, actuel pilote et président du Moto Club de Port-Louis.
Le jour du lancement, une demi-douzaine d?aspirants pilotes avaient déjà leur kiddy-bikes entre les jambes et s?étaient donnés à coeur joie. Ces motos miniatures, qui n?ont rien à envier à leur aînées, coûtent dans les Rs 10 000. Quelques concessionnaires mauriciens ont déjà importé ces engins qui, aux dernières nouvelles, se vendent comme des petits pains?
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