Publicité

Désobéissance civile : Les enseignants vont de l?avant

25 août 2008, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

C?est voté et décidé. La journée de demain sera marquée par un mouvement de désobéissance civile des enseignants. Réunis en assemblée générale samedi, les syndicats des enseignants des collèges privés et de l?Etat ont approuvé cette décision. Et si le ministère de l?Education ne cède pas, un go-slow est prévu dans les collèges le 28 août. Les enseignants se mettront au travail à 9 heures au lieu de 8 h 30. Les syndicats ont également voté la réintégration du Mouvement Book ainsi qu?une demande d?injonction à la Cour concernant l?extension des heures de travail.

«C?est complètement déraisonnable.» C?est ce que devait de son côté déclarer le ministre de l?Education, Dharam Gokhool face à la décision des enseignants du secondaire. Le ministre qualifie cette situation de «dangereuse» et estime que les syndicalistes sont en train d?induire les enseignants en erreur. Pour Dharam Gokhool, c?est incorrect que les enseignants acceptent une augmentation de salaire comme recommandée par le Pay Research Bureau (PRB) mais refusent les nouvelles conditions qui vont avec. «Et pire, ils disent maintenant qu?ils ne vont même pas exécuter les tâches qui font partie intégrante de leurs fonctions, comme remplir les registres», a déclaré Dharam Gokhool.

C?est le fait d?avoir à travailler une demi-heure de plus qui fait ainsi bondir les enseignants. L?idée initiale de cette mesure était d?offrir aux enseignants plus de temps pour qu?ils puissent accorder davantage d?attention aux élèves en difficulté et recevoir les parents, activités qui grignotaient, auparavant, les heures de classe. «Vous croyez que c?est à moi de leur dire ce qu?ils devraient déjà faire en tant qu?enseignants ?», s?insurge le ministre de l?Education.

Dharam Gokhool refuse cependant d?entrer dans le jeu de l?ultimatum. «Ce n?est pas le moment de jouer à ce jeu-là. J?ai l?intention de rencontrer les syndicalistes», affirme-t-il.

Mais il laisse comprendre qu?il ne cédera pas et répète que tout cela est «très déraisonnable».

Publicité