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Dépouillées après avoir pris place dans un «taxi marron»
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Dépouillées après avoir pris place dans un «taxi marron»
Il vaut parfois mieux prendre son mal en patience et attendre l?autobus, même s?il tarde à venir. Une septuagénaire et sa fille l?ont appris à leurs dépens mardi. Lasses d?attendre l?autobus ce jour-là, elles ont embarqué dans un taxi marron qui, au lieu de les emmener à destination, les a conduites vers un champ de cannes où elles ont été dépouillées.
Grand-Baie, mardi. Il est 13 h 30 et deux personnes ? une femme de 77 ans et sa fille de 47 ans ? attendent, sur la route Royale, le bus de Goodlands. Soudain, un taxi marron s?arrête à leur hauteur. Le chauffeur, qui véhicule déjà un passager assis sur le siège avant, leur demande où elles doivent se rendre et, ayant eu la réponse de la fille, les invite à prendre place. Ce qu?elles font toutes deux, sans se méfier.
Mais en arrivant à Goodlands, au lieu de se diriger vers Sottise, la voiture devait mettre le cap sur Forbach et se diriger ensuite vers Daruty avant d?emprunter un sentier bordé de cannes pour s?arrêter à quelque 300 mètres de la route principale. Là, les deux femmes sont contraintes à sortir. Sous la menace d?un couteau, les deux hommes leur volent la somme de Rs 2 500 qui était dans un portefeuille ainsi que deux téléphones cellulaires, des bracelets en or, six paires de boucles d?oreilles et une bague. Le tout est estimé à Rs 40 000.
Chapeaux et lunettes de soleil
La septuagénaire et sa fille sont ensuite laissées sur place alors que la voiture grise démarre en trombe. Les deux victimes ont alors marché jusqu?à la route pour chercher du secours avant d?alerter la police de Goodlands.
Une patrouille policière comprenant les éléments de la Criminal Investigation Division (CID) de Grand-Baie menés par le chef inspecteur Sailesh Kumar Beeharry, les hommes du sergent Ramasawmy, de Goodlands, des policiers de l?Emergency Response Service et de la Divisional Supporting Unit a été mise sur pied en vue de retrouver la voiture suspecte. Mais en vain.
Les enquêteurs soupçonnent que la plaque minéralogique du véhicule serait fausse. Il n?avait d?ailleurs pas d?étiquette sur les deux côtés de la porte avant pour identifier sa base d?opération. La plus jeune des deux victimes, une habitante de Beau-Bassin, a, dans sa déposition, décrit dans les moindres détails l?intérieur de la voiture ainsi que le chauffeur et le passager qui portaient, apparemment, des chapeaux et des lunettes de soleil.
L?enquête policière est placée sous la supervision du surintendant de police Devanand Reekoye, responsable de la CID du Nord. Et il semblerait que ces enquêteurs soient sur une bonne piste.
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