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Déception de la CWA malgré les grosses pluies
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Déception de la CWA malgré les grosses pluies
Anita, haut cadre du privé, rentre plus tard que d?habitude? Tant pis pour le bain et autres travaux ménagers. A 20 heures, à Montagne-Longue, l?eau ne coule plus jusqu?à 5 h 30 du matin. A cette heure, c?est la précipitation en attendant l?autre coupure prévue pour dans quelques heures. Le manque de pluie à la mi-février accentue les craintes d?une fourniture d?eau irrégulière.
Le quotidien d?Anita est celui de milliers de Mauriciens confrontés à la sécheresse qui doivent s?ajuster au rythme des coupures. «Malheureusement, malgré les conditions cycloniques, le niveau des réservoirs ne s?améliore pas. Un de nos plus grands réservoirs est seulement à 43 % de remplissage. Il était à 38 % vendredi et les pluies du week-end n?ont pas beaucoup aidé», soutient le directeur de la Central Water Authority (CWA), Harry Booluck.
Et si, à la fin de la saison, des grosses pluies, vers mars, la pluie ne tombe pas suffisamment pour remplir les réservoirs, la CWA envisage d?autres mesures d?urgence. Mais dans un premier temps, Harry Booluck, préfère attendre : «Nous n?en sommes pas encore là. Nous espérons que d?autres conditions cycloniques puissent apporter de l?eau. Mais comme mesure concrète, nous recherchons de nouvelles nappes phréatiques ou celles qui sont plus profondes, pour des solutions à court terme. Nous avions fait appel au privé récemment dans ce sens et la réaction a été très bonne. Il nous faudra trouver d?autres formules.» Il note que la sécheresse de 1998 n?est pas encore à nos portes mais que le risque est là.
Harry Booluck rappelle que c?est grâce aux nappes phréatiques des Plaines-Wilhems que l?approvisionnement en l?eau est légèrement amélioré actuellement.
La CWA fait remarquer que si la pluie n?a pas été trop abondante pour les réservoirs, elle a quelque peu rempli les nappes phréatiques. Ce qui a permis d?augmenter de quelques heures la fourniture dans certaines villes. Mais ce ne sont que des mesures temporaires. Le programme de coupures qui consiste à fournir de l?eau une fois par jour est maintenu.
Harry Booluck précise à ce sujet que «nous n?avons pas les moyens de modifier pour l?instant le programme de coupures en fournissant davantage. Mais, dépendant des pluies dans les différentes régions, nous essayons d?ajuster en offrant quelques heures en plus juste pour soulager.»
Une des options étudiée par la CWA pour le long terme est le dessalement de l?eau de mer. Partisan de cette idée, Harry Booluck, veut poser les jalons de ce projet. Mais compte tenu de sa nature coûteuse, il risque de tarder. Harry Booluck nuance cependant : «Il y a dix ans, un mètre cube d?eau dessalée coûtait Rs 35 à Rs 40. Aujourd?hui, avec la technologie, il coûte presque la moitié, soit Rs 20. Et rien ne dit qu?au moment où nous serons prêts, la technologie ne nous aidera pas davantage.» Actuellement, le mètre cube d?eau potable coûte Rs 4,50.
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