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Dulloo entretient le flou

22 septembre 2007, 00:00

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La marmite politique est en ébullition. Le Parti mauricien social démocrate (PMSD) a déjà quitté l?Alliance sociale et propose une opposition unie. De son côté, Madan Dulloo, ministre des Affaires étrangères, entretient le flou, même s?il ne parle pas de démission. C?est l?ensemble de l?opposition qui devrait connaître une nouvelle configuration.

Dans une déclaration hier soir, Madan Dulloo confiait ses états d?âme sur sa position dans la majorité. « Qui parle de démission ? Je suis à l?aise dans les responsabilités que je dois assumer». Il se disait plus préoccupé par la gestion des dossiers internationaux. Mais il indiquait aussi publiquement, plus tôt hier, avoir l?intention «d?aller consulter mes mandants».

Hier toujours, Maurice Allet n?excluait pas une «rencontre» avec Madan Dulloo, à la demande de celui-ci, précisait le leader du PMSD. «Si on m?appelle, je pourrais consulter mes amis politiciens pour passer en revue la situation politique», précisait pour sa part Madan Dulloo.

Après son passage dans l?Alliance sociale, le PMSD souhaite une opposition unie. Maurice Allet a rencontré, l?un après l?autre, Pravind Jugnauth et Paul Bérenger. Il affirme avoir parlé «longuement» avec le leader du Mouvement socialiste militant (MSM) et avec celui du Mouvement militant mauricien (MMM) pour lequel, finalement, il pencherait. «Si nous réussissons à mettre tout le monde ensemble, il est logique que Paul Bérenger devienne le leader de l?opposition», n?hésite pas à affirmer Maurice Allet.

Les récents développements pourraient provoquer une recomposition totale du paysage politique. Les députés des quatre partis de l?opposition sont au nombre de 11 pour le MSM, 10 pour le MMM, 2 pour le PMSD et 1 pour l?Union nationale. Ces deux derniers partis ayant déclaré leur préférence pour le MMM, ce parti bénéficie du soutien du plus grand nombre de députés au sein de l?opposition.

Si Ashock Jugnauth et Maurice Allet informent le président de la République de leur soutien au leader du MMM, la situation évoluera rapidement . Le président, qui a la prérogative de décider seul de la nomination du leader de l?opposition, pourrait alors désigner Paul Bérenger.

Mais pour le moment, le PMSD affirme rester «indépendant». Même s?il est aussi pour une formule de partage de pouvoir à l?israélienne, dans un gouvernement d?alliance comprenant le MMM, le MSM, le PMSD?

<B>Propos controverses</B>

Le départ du PMSD est placé sous le signe de la déception. «Je connaissais Navin Ramgoolam comme un rassembleur, je ne le connaissais pas comme ça», lâche Maurice Allet. Il fait référence aux propos controversés du Premier ministre à Union-Park. Mais ce sont aussi une série d?attaques et le langage de la majorité contre le secteur privé qui ont mis le PMSD mal à l?aise. «Il est difficile de rester avec un gouvernement qui utilise un tel langage», soutient Eric Guimbeau, le leader adjoint de ce parti.

Maurice Allet et Eric Guimbeau se plaignent qu?ils n?ont rien pu faire pour leurs circonscriptions, en presque 18 mois. Le passage dans la majorité, en 2006, s?est effectué «sans condition». Et le PMSD n?aura finalement récolté que des «coups de poignard», comme pour les fonctions de maire de Beau-Bassin-Rose-Hill, dévolues au Mouvement républicain (MR).

Un MR qui reste fermement ancré dans la majorité. Son leader Rama Valayden, n?a pas manqué de le rappeler lors d?une conférence de presse hier. «Nous sommes très à l?aise», confiait Rama Valayden, visiblement épargné par le «vent de panique» que le PMSD affirme avoir ressenti au sein de la majorité gouvernementale.

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