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Dulloo blâme les institutions
Le leader du Mouvement militant socialiste mauricien (MMSM), Madun Dulloo, a commenté les malversations alléguées à la Mauritius Commercial Bank (MCB). Il trouve que les institutions tels la banque de Maurice, le gouvernement, les auditeurs, n?ont pas assumé leurs responsabilités. C?était lors d?une rencontre avec la presse, hier.
Il avance qu?une disposition du Banking Act permet au gouvernement de rendre public le rapport nTan. L?article 19 de cette loi prévoit que ?the minister may give such directions to the bank, as, after consultation with the governor of the bank, he considers necessary in the public interest.? Mieux encore, le Banking Act stipule que, dans ce même contexte, ?the minister may require the bank to furnish to him such information as he thinks necessary.? Il rappelle qu?en 2003 il a évoqué les transferts des fonds du National Savings Fund, de la State Insurance Company, d?Air Mauritius, du Sugar Insurance Fund Board et les Statutory Bodies Family Protection Fund. Mais, dit-il, les autorités ont fait la sourde oreille. Ce qui le conforte dans la thèse d?un ?cover-up monumental? depuis des années sur les malversations alléguées à la MCB. Il a fait circuler des documents de l?Assemblée nationale pour soutenir ses dires sur ?ces transactions frauduleuses?. Le pire, aux yeux de Madun Dulloo, c?est que les experts singapouriens n?ont pas pu aller jusqu?au bout de leur tâche. ?Selon l?article 28 du Banking Act, la banque est passible de poursuites, si elle refuse des informations aux enquêteurs ou autres inspecteurs de la Banque de Maurice.?
Le député a tiré à boulets rouges sur les auditeurs de la banque. Là encore, il évoque plusieurs dispositions légales, pour montrer qu?ils ont eux aussi fait preuve de ?laxisme? dans le contrôle de la banque.
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