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Drôle d’accueil
Ainsi, selon la préfecture de la Réunion, tout irait dans le meilleur des mondes solidaires. Les services feraient preuve de bon sens et de compréhension à l’égard des “ressortissants”. La plupart des Mauriciens, en particulier les étudiants, devant se plier aux formalités contraignantes d’obtention de titres de séjour provisoires, en souriraient. S’il y avait matière à rire. Car la réalité des milliers “d’étrangers” de la zone océan Indien résidant à la Réunion est loin d’être idyllique. Marday Venkatasamy, le vice-président du Joint Economic Council, le faisait dernièrement remarquer à Eric Magamootoo, président de la Chambre de commerce de la Réunion : “Je subis moins de tracasseries administratives lorsque je me rends à Paris qu’à Gillot”.
Et l’on ne parle pas des “enquêtes” et de la suspicion systématique dont font preuve certains fonctionnaires de la Police de l’air et des frontières. Ces derniers mènent parfois leurs investigations sur de simples délations. Et s’il existe certains abus de la part de clandestins (que l’on expulse), il ne faudrait pas oublier que la grande majorité des migrants de la zone sont en situation régulière et doivent ainsi être traités comme n’importe quel citoyen français. Il serait également intéressant de proposer des cours d’histoire de la région à ces mêmes agents de l’État pour tenter de leur faire saisir les liens historiques et culturels qui unissent Mauriciens, Malgaches, Comoriens, ou Chinois aux Réunionnais.
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