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Dr Vassen Pauvaday Principal Medical Officer au ministère de la Santé

14 novembre 2007, 00:00

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Quel constat faites-vous de la situation en cette Journée mondiale du diabète ?

Les chiffres dont nous disposons après le sondage effectué en 2004 à Maurice démontrent que 20 % des personnes âgées de plus de 30 ans sont diabétiques. 50 % de ceux âgés de plus de 50 ans souffrent de la maladie.

Il faut savoir que, dans le monde, deux personnes sont diagnostiquées comme diabétiques toutes les dix secondes et qu?une personne en meurt chaque dix secondes également

A Maurice, des 110 000 personnes atteintes de diabète, la moitié sont des malades qui s?ignorent. Entre 150 et 200 jeunes souffrent du diabète de type 1 qui affecte essentiellement les enfants et adolescents. Le diabète de type 2 touche principalement les adultes, bien que de plus en plus d?adolescents en souffrent.

On a l?impression que malgré les campagnes de sensibilisation, la situation ne s?améliore pas?

Beaucoup d?experts internationaux prédisaient une explosion du nombre de malades atteints de diabète, pour atteindre le double en 2025. Toutefois, les chiffres de l?étude de 2004 démontrent une certaine stabilisation du nombre des cas. Donc, on ne peut pas dire que les campagnes ne portent pas de fruits. Certainement, il reste un gros travail à abattre dans le domaine et poursuivre les efforts de sensibilisation.

Et qu?en est-il des soins aux malades ?

Un nouveau test a été introduit cette année dans les hôpitaux, l?«hémoglobine gluquée». Il s?agit de mesurer avec précision le taux de sucre dans le sang sur une période de deux mois. Cela permet aux médecins d?avoir des données plus fiables et de faire un meilleur suivi des patients. Par ailleurs, le ministère met en place un protocole de traitement, en vue de donner à chaque diabétique un traitement sur mesure, correspondant à son profil spécifique.

Les médecins sont actuellement formés pour la mise en place de ce protocole dans tous les hôpitaux et dans les dispensaires. Des community leaders de toutes les régions sont en formation pour ensuite aller sensibiliser leur groupe au diabète.

Des programmes à l?intention des élèves incluant check-up et causeries sont menés dans différents établissements scolaires. Nutritionnistes, médecins et infirmiers sont là pour les conseiller et les dossiers de ceux souffrant d?obésité sont référés aux nutritionnistes pour des suivis. Nous faisons tout cela pour prévenir des dangers liés au diabète.

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