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Dr Farad Peerally,Généraliste
● <B>Comment définissez-vous un AVC ?</B>
Mieux connu à Maurice comme attaque ou congestion cérébrale, un AVC est une interruption soudaine de l?irrigation sanguine d?une partie du cerveau. Il en existe deux types : lorsqu?un caillot obstrue une artère, on parle d?un AVC ischémique; quand le caillot est formé sur place dans une artère abîmée, on parle de thrombose. Et d?embolie lorsqu?il est formé ailleurs, dans le c?ur par exemple, qu?il se détache et de loge dans une artère de plus petite taille en l?obstruant. 80 % des AVC sont d?origine ischémique, le reste des AVC hémorragiques, où il y a rupture d?une artère ou d?une malformation présente dès la naissance.
● <B>Quels sont les symptômes ?</B>
Ils dépendent de la région cérébrale touchée, et sont d?ordre neurologique : paralysie de différents degrés d?un ou de plusieurs membres et de la moitié du visage, diminution ou disparition de la sensibilité du visage ou d?un ou de plusieurs membres, cécité ou troubles visuels, troubles d?équilibre, difficulté d?expression ou de compréhension, problèmes d?orientation dans l?espace, difficulté à avaler. La perte de connaissance ou de violents maux de tête accompagnent surtout les cas hémorragiques.
● <B>Quelles en sont les causes ?</B>
Quoique brutal, l?AVC est, très souvent, la conséquence de facteurs de risque accumulés au fil des années, surtout l?hypertension mal contrôlée, l?hypercholestérolémie, le diabète, le tabagisme, l?excès de poids ou l?obésité, la sédentarité, certains troubles de rythme cardiaque, l?alcoolisme et les troubles de la coagulation sanguine.
● <B>Comment évolue un AVC ?</B>
L?évolution est très variable et difficile à prévoir. Il y a un fort pourcentage de décès dans les jours et mois qui suivent un AVC. Dans la phase aiguë, les symptômes peuvent régresser dans moins de 24 heures sans laisser de déficits neurologiques. On parle alors d?accident ischémique transitoire : cela peut être un signe avant-coureur d?un AVC plus important dans un court avenir si les facteurs de risque ne sont pas traités.
On a très souvent des troubles neurologiques qui persistent après 24 heures et qui régressent ou qui persistent dans les heures qui suivent. A distance de l?accident, l?état du patient peut s?améliorer au fil du temps. Des exercices sont à l?origine des progrès que l?on n?aurait guère cru possibles au début. Après un coma, le patient a un plus grand risque de séquelles et de complications dues à une immobilisation prolongée.
Les risques de récidive sont surtout importants chez les sujets où les facteurs mentionnés ci-dessus ne sont pas bien contrôlés, surtout l?hypertension.
● <B>Et la prévention ?</B>
Contrôlez les facteurs de risques tels que la tension artérielle, le taux de cholestérol et le sucre dans le sang. Prenez régulièrement les médicaments prescrits par le médecin. Arrêtez de fumer et modérez votre consommation d?alcool. Faites suffisamment d?exercice, maintenez un poids corporel qui correspond à votre taille. Mangez sainement, légumes, fruits, poisson, et très peu de graisses animales.
Mondialement, l?AVC représente la troisième cause de décès et la deuxième cause de troubles neurologiques invalidants après la maladie d?Alzheimer.
Propos recueillis par <B>Jane L.O?NEILL</B>
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