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Dookhee Gungah, philanthrope et auteur
Indradhanush lancera, le 15 août 2004, à Trafalgar Hall, Vacoas, son numéro spécial, Dookhee Gungah, An Unforgettable Philanthropist of Mauritius, (1867-1944), ainsi qu?une version en sanskrit et hindi de son livre Sadukti Sangrah (A collection of wise sayings from several Hindu scriptures). Jusqu?ici relégué aux oubliettes, ce recueil de 176 pages, publié en 1935, réédité et préfacé en anglais par P. Ramsurrun, a été évalué en hindi par Beenu Arun, spécialiste de sanskrit au MGI. L?évaluation traduite en anglais par l?Indien B.S. Walia, agrémente la revue.
La revue met en lumière les accomplissements fort étendus de ce fils d?immigrant, devenu grand planteur après des années de misère. Propriétaire de sept établissements sucriers, avec balances et locomotives, l?illettré-constructeur d?écoles se révèle remarquable bâtisseur-administrateur. D?une largesse légendaire, il offre aux pèlerins de Maha Shivaratree, dhotis et kanwars. Ce philanthrope, qui, en guise d?encouragement, donnait à chaque élève de ses écoles qui réussissait aux examens avec mérite, une somme de Rs 3 à Rs 5 par an ? Below to 2nd Class ; Rs 3 ; 3rd to 6th : Rs 5. ? et aux enseignants, la somme d?une Re 1 par élève qu?ils introduisaient à l?école, va jusqu?à ouvrir un chemin de Bois-Chéri à Grand-Bassin.
Mais, au-delà de ces actions sur le plan socio-religieux, et celle politique par l?aide apportée à Dhunputh Lallah aux élections de 1926, son travail accompli pour l?enseignement de l?hindi à l?île Maurice demeure exemplaire. Il fit préparer par un Pandit un syllabus de 14 pages pour l?enseignement de l?hindi, du sanskrit, et de l?hindouisme. A un moment où les sociétés culturelles, et encore moins l?Etat, n?avaient aucune méthode réfléchie pour l?enseignement de l?hindi à Maurice. La revue nous en apprend davantage sur bien d?autres facettes de ce précurseur émérite.
Deux citations de son recueil Sadukti Sangrah, qui ne manquera pas de surprendre plus d?un, donnent le ton de l?auteur avide du spirituel. On est au début de la guerre du Mahabharata. Arjuna est réticent à faire la guerre à ses proches, grands-parents, précepteurs, et autres. Le dieu Krishna l?instruit au sujet de ses propres instructions devenues le livre philosophique, la Gita, livre sacré de l?hindouisme. Pahlad Ramsurrun nous en fait une traduction libre. Lord Krishna dit ?O Arjuna, Gita est mon c?ur, le meilleur jus, le plus pur, c?est la grande Connaissance, celle qui n?est jamais détruite.?
Au-delà de l?esprit
Dans le Ramayana, autre livre sacré de l?hindouisme, Ved Vyasa, faisant les louanges du dieu Ram, écrit : ?Celui qui est au-delà de l?esprit et de la parole, celui qui est au-delà des vertus, celui qui est lui-même illuminé, celui qui est hors du cercle des naissances et de la mort, celui qui apporte la Joie, le Bonheur, et la Paix, c?est Ram qui donne l?immortalité.?
Outre ces deux revues et deux livres lancés en juillet-août 2004, trois autres livres par le prolifique Ramsurrun, tous sous couvertures cartonnées, seront bientôt sur le marché, nommément, Manilal Doctor : Historic court cases in Mauritius, ed. Sterling Publishers de New Delhi ? 280 p; Mauritius Ka Itihas (History of Mauritius) Ed. Vani Prakashan de New Delhi ? 200 p illustrées; et Mauritius Arya Samaj and Shuddhi Andolan ( The Reconversion movement of Indians by Arya Samaj in Mauritius).
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