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DJ KURT mon mix à moi !
<B>Depuis combien de temps êtes-vous DJ ?</B>
J?ai commencé à mixer à l?âge de 14 ans. En fait, j?enchaînais davantage les chansons que les mixer. Je le faisais sur ordinateur. En 1998 ? c?était à l?hôtel Le Paradis ? j?ai mixé pour la première fois sur des appareils Denon. Je n?avais pas beaucoup d?expérience et ce soir-là j?ai mixé deux ou trois morceaux. Puis, j?ai continué chez moi, toujours sur mon PC, mais avec des logiciels plus perfectionnés.
<B>Qu?est-ce qui vous a amené à être DJ ? </B>
Ma passion pour la musique. J?adore la musique : elle a le don de me déstresser, surtout quand je mixe. La house et la deep house me branchent beaucoup. Et j?aime bien la mélanger avec du drum and base. Il faut savoir que chaque DJ a son propre style.
<B>Quels sont les DJ locaux et internationaux qui vous inspirent ? </B>
DJ Kronik sur le plan local. Il a une présence indéniable sur scène. Il n?enchaîne pas la musique, mais l?arrange. Il fait du vrai mix. Comme DJ internationaux, j?aime bien Antoine Clamaran. Il a des sons bien à lui qu?on retrouve dans ses mix. On reconnaît toujours la facture d?Antoine Clamaran.
<B>Sur quels appareils mixez-vous ? </B>
Pendant la DJ Academy, j?ai mixé sur CDJ100 et Denon 2600. C?était une première pour moi, car je mixe d?habitude sur mon PC. Il est conçu pour le mixage de la musique, avec des logiciels appropriés. J?ai un contrôleur que je branche sur mon PC. En fait, c?est comme un lecteur Denon mais sans CD, car toutes mes chansons se trouvent sur mon disque dur.
<B>Que pensez-vous de la « trance » et de la techno et de leur percée à Maurice ? </B>
J?écoute à l?occasion de la trance mais au bout d?une heure, ça devient lassant. Je préfère la techno à la trance. Il y a six ans, le r?n?b avait pris le dessus sur la techno mais nous assistons au-jourd?hui à une remontée spectaculaire des musiques électroniques. Les jeunes peuvent danser toute la nuit sur la techno, alors que ce n?était pas le cas avant. D?ailleurs, à quatre heures du mat (Ndrl : dimanche matin à La Playa), ils sont toujours là en train de bouger !
<B>Parlez-nous de votre participation à la « DJ Academy » ?</B>
La première audition s?est déroulée un vendredi. J'avais un trac fou, car il fallait que je mixe sur des CDJ100. Or je n?avais aucune pratique. J?ai fait ce jour-là des mix assez collés. Après l?audition, je me suis dit que je n?allais pas être qualifié car j?étais un peu l?outsider, vu que je ne mixe que sur mon PC. C?était une véritable surprise quand Patrice m?a appelé pour me dire que j?étais parmi les 20 finalistes.
À partir de là, les choses sérieuses ont enfin commencé : on avait des séances de pratique tous les jours avec des DJ, entre autres David Jay et Giovanni Paul. Ils nous ont enseigné les techniques de mix et nous ont montrés comment nous servir des appareils? Nous avons eu une semaine pour pratiquer avant la deuxième audition. À ma grande surprise, je me suis retrouvé parmi les dix finalistes, alors que je n?y croyais pas. Personne d?ailleurs ne misait sur moi. Ensuite, nous avons fait la tournée des boîtes de nuit : j?ai mixé au Future, à La Playa, à El Diablo? Ça s?est plutôt mal passé au Future : j?avais le trac, je ne le sentais pas du tout et j?ai quitté la scène. En revanche, j?ai eu un moment absolument génial à El Diablo. Un moment qui restera gravé dans ma mémoire. J?ai commencé à mixer soft au début et j?ai petit à petit augmenté le rythme en poussant mes mix. Mon set a duré une heure vingt : le plus long de tous les sets ! Au début, il y avait quelques personnes sur la piste, mais au bout d?un moment, elle était bondée. Les gens dansaient un peu partout ! J?étais en plein délire ! Ceci dit, je ne regrette nullement de ne pas être arrivé en finale. Pour moi, la DJ Academy a été une expérience formidable ; je suis content de mon parcours, cela m?a permis de beaucoup progresser et de me faire plein d?amis. Il n?y avait pas de jalousie parmi les DJ. Nous étions tous solidaires. Merci à Patrice d?Avrincourt pour cette brillante initiative.
<B>La prochaine étape ? </B>
J?ai déjà commencé à investir dans des appareils dernier cri pour pouvoir mixer principalement dans les fêtes privées. J?aimerais aussi de temps à autre mixer dans les boîtes de nuit, mais je ne veux pas en faire un métier. Je n?ai pas très envie de voir s?installer la monotonie.
<B>Quels conseils pouvez-vous donner aux apprentis DJ ? </B>
D?y aller plein pot ! De ne pas penser aux autres et de persévérer dans leurs convictions. Il y a eu un moment à la radio où j?ai voulu lâcher ? j?avais du mal à me servir des appareils ? mais je me suis accroché et ça a payé. J?ai aussi eu le soutien de toute ma famille et surtout celui de mon frère.
<B>Caroline FERNAND</B>
<I>« Je suis content de mon parcours, cela m?a permis de beaucoup progresser »</I>
Les parkings de La Playa, Grand-Baie, affichent complets. Les automobilistes qui affluent essayent à qui mieux mieux de se trouver une petite place non loin de la boîte de nuit qui accueille les quatre finalistes de la DJ Academy. À l?intérieur, l?ambiance est du tonnerre : des jeunes et un peu moins jeunes bougent sur le set de Billy Charles, l?un des finalistes, pendant que d?autres s?agglutinent devant la table de mixage pour le voir à l??uvre. Trente minutes de set où se mélangent trance, techno, house, deep house ? et c?est au tour d?Olivier Francis de mixer, puis de David Rosalie et enfin d?Emmanuel Savannah. À trois heures du mat, le verdict tombe : le meilleur de tous, c?est Emmanuel Savannah. Mais les autres DJ n?ont pas démérité pour autant. À l?instar de Kurt Nguk Yan, l?un des dix finalistes. Rencontre avec un DJ passionné de musique.
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