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Disparition de Biswadeo Rambohul : Une famille au désespoir

11 juillet 2007, 00:00

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Au milieu du salon, sur une table basse, un portrait de Biswadeo Rambohul, 58 ans. Ce père de famille a disparu en mer depuis dix jours. Il faisait du snorkeling, une activité à laquelle il s?adonnait pourtant souvent, quand il s?est retrouvé en difficulté. A ce jour, ni son corps ni ses équipements de plongée n?ont été retrouvés.

Le sentiment de vide est palpable dans la petite pièce où s?est réunie sa famille hier, à Candos. Elisabeth, l?épouse du disparu, fait de son mieux pour retenir ses larmes. ?Je ne dors plus, je ne sais plus quoi faire.? Tout en saluant les recherches effectuées par la National Coast Guard durant quatre jours à Flic-en-Flac et les alentours, elle en appelle à tous ceux qui pourraient avoir des informations concernant la disparition de son époux pour qu?ils contactent les autorités.

Comme leur mère, Kim, Justin et Sabrina ne comprennent pas ce qui s?est passé. ?Il avait l?habitude de nager à Flic-en-Flac?, confie Justin Rambohul. Il faisait, semble-t-il, fréquemment ce qu?il faisait ce jour-là, c?est-à-dire de la plongée avec un tuba. ?Des fois, les enfants l?accompagnaient?, explique Elisabeth. Etabli en Angleterre depuis 36 ans, Biswadeo Rambohul venait nager à Flic-en-Flac avec sa famille à chaque fois qu?ils étaient en vacances.

<B>L?attente, une torture</B>

La famille souligne, du reste, les circonstances inhabituelles de la disparition. A ce jour, ni le corps de Biswadeo Rambohul, ni aucun équipement lui appartenant n?ont été retrouvés. C?est, semble-t-il, la première fois qu?une telle chose se produit à Flic-en-Flac. La dernière noyade survenue dans les environs de la passe remonterait à plus de dix ans. Et le corps de la victime avait alors été retrouvé.

Les recherches, qui se sont étendues jusqu?à Tamarin et Albion, continuent, mais à moindre échelle. Elles se font plus au large des côtes, sous la coordination du chef de division Guiton. Elisabeth Rambohul et ses enfants ont prolongé leur séjour d?une semaine. Mais à quelques jours de leur départ, l?attente devient une torture.

Elisabeth Rambohul est convaincue d?une chose : son mari ne serait jamais allé nager s?il y avait eu un panneau le lui déconseillant. Abondant dans le même sens, Justin, son fils, estime qu?un seul panneau, celui situé à côté du poste de police, ne suffit pas à faire prendre conscience aux gens des dangers qu?ils encourent. ?Les baigneurs ne savent pas qu?ils courent un danger sur cette plage.? Contacté au téléphone, la Beach Authority assure qu?elle va examiner le problème et y remédier dans les plus brefs délais.

<B>V.P. </B>

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