Publicité
Dillen, huit ans, meurt sur la route
«Aksidan lor sime, aksidan lor sime.» Comme les personnes alentour, Devanaigy et Mardaymootoo Mooneesawmy, alias Soopaya, accourent sur la grand-route. Mais ce qu?ils voient est encore pire que tout ce qu?ils pouvaient imaginer. La victime allongée sur la route n?est autre que leur fils, Dillen Pillay Moo-neesawmy. Ce garçonnet de huit ans revenait de l?école lorsqu?il a été percuté par une camionnette.
Dillen, qui était en Std IV, était allé, hier matin, à l?école du gouvernement Sir Seewoosagur Ramgoolam, à Cap-Malheureux, pour la cérémonie du drapeau. Il avait informé son père que «lekol pou larg midi». Mais avant 11 heures, il était à Pereybère. Il a été tué à une vingtaine de mètres de la villa Les Filaos, où ses parents travaillaient et étaient logés.
Dillen est descendu du bus à un arrêt près du restaurant Camaron Rouge, sur la route Royale de Pereybère. Il traverse ensuite derrière le véhicule. C?est alors qu?une camionnette se dirigeant vers Cap-Malheureux le percute de plein fouet. La violence est telle que le pare-chocs de la camionnette se détache. L?enfant reste sur l?asphalte. Le véhicule s?arrête un peu plus loin.
<B>«Mo pa konpran Kifer mo frer inn mor»
Lorsqu?il arrive et voit son fils sur la route, Soopaya Mooneesawmy appelle un taxi. L?enfant est conduit à une clinique de Grand-Baie. Mais il est trop tard. Son corps est transporté à la morgue de l?hôpital du Nord avant d?être transféré à celui de l?hôpital Victoria, Candos. L?autopsie pratiquée par le Dr Sudesh Kumar Gungadin et le Dr Maxwell Monvoisin a attribué le décès à une lacération du foie et de la rate. La victime a aussi eu une fracture de la jambe droite.
Le conducteur de la camionnette, âgé de 33 ans, habite à La Croisée, Montagne-Longue et travaille pour une compagnie de construction. Au moment de l?accident, il transportait des employés de cette compagnie. Il a été présenté devant le tribunal de Mapou sous une accusation provisoire d?homicide involontaire, puis libéré sous caution.
Hier soir, dans une petite pièce à l?entrée de la villa Les Filaos, un lit de mort est dressé. Une femme est en pleurs. Il s?agit de la mère de Dillen. «Mo garson finn mor, mo pa pou trouv li», répète-t-elle. La s?ur de Dillen, Alessia, arrive à peine à s?exprimer. «Mo pa konpran kifer mo frer finn mor.» Ses funérailles ont lieu à 13 heures aujourd?hui.
La police de Grand-Baie a ouvert une enquête. Celle-ci est menée par le chef inspecteur Ramjone et le sergent Jeerakun.
Publicité
Publicité
Les plus récents