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Dharam Gokhool : «Des projets avant-gardistes»

19 juin 2008, 00:00

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Suite à la publication de votre éditorial de ce matin intitulé «Logique de séparation» je voudrais faire les commentaires suivants :

(1) C?est une nouvelle guerre contre les enfants.

Commentaire : Guerre par qui ?

(2) Les enseignants du secondaire ont déclenché une campagne en faveur de la ségrégation à l?école. Ils veulent que les établissements d?excellence cessent d?accueillir des classes prevocational et que les collèges soient exclusivement fréquentés par des élèves «bien».

Commentaire : C?est vous qui le dites !

(3) Il semble que le gouvernement a déjà accédé, en partie, à la demande des syndicats du secondaire.

Commentaire : Faux. Le ministère n?est pas dirigé par les syndicats. La politique éducative et en matière de formation n?est pas décidée par les syndicats.

(4) Désormais, il devient un lycée polytechnique. Cette décision n?est pas dépourvue d?arrière-pensée.

Commentaire : Référons au premier point en haut. Votre procès d?intention est contre le ministre et le ministère et l?Education et des Ressources humaines. Comme toujours !

(5) La Gaulette sera vraisemblablement un collège «prevoc» sans plus.

Commentaire : Ce ne sera pas le cas et je peux vous en assurer.

(6) La transformation de «La Gaulette SSS» serait en fait un stratagème pour commencer à supprimer l?existence des collèges à vocation mixte, combinant les filières académiques et préprofessionnelle.

Commentaire : Faux, le modèle proposé est un modèle innovant.

(7) En tout cas, les leaders politiques qui nous gavent de discours contre l?exclusion ne peuvent décider qu?ils vont réserver certains collèges à l?élite, des établissements qui ont une image négative aux autres.

Commentaire : Toujours, votre procès d?intention.

(8) On doit reconnaître que la ségrégation des enfants est susceptible d?exacerber les sentiments ethniques.

Commentaire : Comme toujours l?ethnicité domine tous vos commentaires sur l?éducation et la formation. Cette obsession n?est pas saine pour le rédacteur en chef d?un journal qui se dit indépendant.

Commentaire général :

J?ai eu l?occasion de parler à votre journaliste Patrick Hilbert, qui m?avait téléphoné et à qui j?ai donné des explications sur le nouveau modèle du Knowledged Based Training Centre que le ministère propose de mettre sur pied à La Gaulette SSS et au ex-BAT Compound. Ce modèle vise à former les «knowledge workers» du nouveau millénaire. La Banque mondiale en a fait état et il est établi que 80 % des nouveaux emplois dans le monde du travail iront aux knowledge workers.

Donc ces deux projets seront des projets avant-gardistes, répondant aux nouveaux défis qui se pointent à l?horizon.

C?est pourquoi, ce «paradigm shift» exige un «mind-shift» à tous les niveaux. Surtout au niveau de ceux qui ont le privilège de façonner quotidiennement l?opinion publique. Cela s?applique, bien évidemment, aux rédacteurs en chef des journaux, dits indépendants. Cette remarque, bien sûr, ne s?applique pas à ceux qui sont déjà dans la mouvance de la nouvelle société du savoir.

<B>P. Goburdhone </B> <I>pour le ministre de l?Education</I>

<B>Notre réponse

Un zigzag</B>

Passons sur la cécité partisane qui amène le ministre Gokhool à ne pas voir les liens étroits entre l?ethnicité et le milieu scolaire. Considérons plutôt la requête du ministre aux «opinion leaders» de rester dans «la mouvance de la nouvelle société du savoir» et, donc, d?accepter la séparation entre les filières preprofessionnelles et académiques. Le ministre de l?Education disait, peu après son arrivée aux affaires, que «le gouvernement donne la reconnaissance due à l?éducation et à la formation professionnelle et technique par l?entremise de mon ministère en s?engageant à maintenir et à encourager les classes ?prevoc? (première année) dans le système ?mainstream?» (Voir l?express du mercredi 26 octobre 2005). Aujourd?hui, il tient un discours différent. Ce n?est pas un «paradigm shift». C?est de l?incohérence.

<B>Raj MEETARBHAN</B>

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