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Desbro réfute les arguments officiels au sujet des prix

4 novembre 2006, 00:00

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Desbro, société du groupe Rogers, oppose une résistance de fer au ministère de l?Industrie et du Commerce. A présent, la compagnie du groupe Rogers réfute les arguments du ministre Rajesh Jeetah au sujet de la possibilité de trouver des fournisseurs pouvant offrir des prix plus compétitifs.

Pour cette raison Desbro maintient sa demande de révision de prix dans son intégralité. «Il n?est pas question pour nous de redémarrer nos activités de production tant que n?avons pas satisfaction au sujet de notre demande», dit Jean Philippe Couve de Murville, directeur exécutif du Groupe Cerena, qui fait partie de Rogers et qui comprend la compagnie Desbro.

La divergence concerne le prix de 544 dollars la tonne de billettes avancé par Desbro. Le ministère, lors de la réunion du lundi 30 octobre, a estimé que le coût des billettes, inclus dans la demande d?augmentation, est «exagéré» et maintient être en présence d?offres inférieures.

«Le ministre Jeetah avait affirmé lors d?une conférence de presse mercredi que les cours internationaux sont de l?ordre de 460 à 480 dollars la tonne de billettes. Nous avons reçu un fax du ministère en date du 30 octobre précisant que deux sociétés étrangères étaient capables de fournir des billettes à 465 à 475 dollars la tonne», fait ressortir Jean Philippe Couve de Murville.

Par la suite, Desbro a transmis ses spécifications aux deux fournisseurs identifiés par le ministère. En même temps elle leur a demandé une cotation. Desbro a reçu la réponse des deux fournisseurs, notamment l?American Steel Industries de Philadelphie et Texima Pty Ltd de Melbourne.

Composition chimique

Mais la société américaine a fait savoir à Desbro qu?elle n?est pas en mesure d?offrir de billettes en ce moment. Quant à la société australienne, elle a répondu qu?elle ne peut pas satisfaire toutes les spécifications demandées par Desbro, notamment au sujet de la composition chimique, et que le prix sera de 518 dollars la tonne des billettes sans le vanadium. Mais avec le vanadium le prix des billettes de Texima Pty Ltd serait de l?ordre de 570 dollars la tonne.

Malgré sa situation financière difficile Desbro a «fait un acte de foi et a passé une commande de 11 000 tonnes de billettes pour la première fois auprès de deux fournisseurs indiens au coût moyen de 540 dollars la tonne de façon à couvrir les besoins du marché local jusqu?en mars 2007». La raison : c?est qu?elle est convaincue de la justesse de sa demande d?augmentation de prix face à la hausse substantielle des coûts d?opération.

Jean Philippe Couve de Murville a aussi fait état d?une demande de cotations de la State Trading Corporation (STC) en août auprès d?une société étrangère pour des produits d?acier.

La lettre de la STC souligne que la corporation étudie les possibilités d?importer des barres de fer allant de 8 millimètres (mm) à 25 mm et des billettes de 100 mm, et qu?elle veut connaître les prix les plus bas à la tonne pour ces produits.

«Si le ministère veut prendre la responsabilité de fournir à Desbro des billettes ne répondant pas aux spécifications de Desbro, Desbro acceptera de les transformer en barres de fer contre rémunération. Mais le ministère devra accepter la responsabilité commerciale et légale si les résultats sont non-conformes par rapport aux normes en vigueur localement», estime Jean Philippe Couve de Murville.

Desbro rejette «intégralement l?accusation du ministre à l?effet que Desbro fait du chantage car à tout moment Desbro a été proactive, transparente et professionnelle dans sa démarche».

Jean Philippe Couve de Murville garde l?espoir que Desbro n?ira pas jusqu?à la fermeture et des licenciements. «Ce n?est pas de gaieté de c?ur qu?on arrête les opérations d?une usine. La perte par tonne de barre de fer produite est de l?ordre de Rs 4 000. Dans les conditions actuelles nous estimons à environ Rs 15 millions les pertes par mois», souligne-t-il. «Nous espérons qu?une solution sera trouvée afin d?éviter la fermeture de Desbro, ajoute-t-il. Mais si jamais on doit arriver à la fermeture, nous suivrons les procédures prévues par la loi.»

A Ranjiv Ramdoo, le general manager de Desbro, d?ajouter que «les conditions commerciales favorables doivent être rétablies avant que l?usine ne décide de reprendre ses opérations et que l?industrie locale doit être protégée par rapport aux importations.»

Une réunion a eu lieu hier après-midi entre le gouvernement et Desbro. Le gouvernement était représenté par les ministres Xavier Duval, Rajesh Jeetah et Rama Valayden. Desbro était représentée par Jean Philippe Couve de Murville. Les deux parties se sont mises d?accord pour trouver une solution au litige.

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